
L’intolérance au lactose ne constitue pas une maladie. Chez les animaux, les petits délaissent le sein maternel après le temps habituel alloué à l’allaitement. Chez les humains, les enfants poursuivent la consommation de lait bien au-delà de cette période. La diminution d’une enzyme digestive, la lactase, incite bientôt les mammifères à ne plus ingérer de lait maternel au-delà de la période de sevrage, puisque devenus intolérants au lactose.
Les hommes, contrairement aux animaux, poursuivent cette habitude de consommer du lait durant toute leur vie. Certains développèrent une tolérance à ce produit au fil des années tandis qu’un pourcentage important de la population européenne, soit 20 %, et la presque totalité des Asiatiques y demeurent réfractaires. Certains nomades africains, qui s’alimentent du lait de chameaux, en vinrent également à tolérer ce produit.
Les chercheurs avancent l’hypothèse que cette tolérance au lactose provient de la mutation d’un gène régularisant la production de lactase qui se poursuit à l’âge adulte. Au fil des ans, ce gène mutant se répandit, permettant aux populations de tirer profit de leurs troupeaux laitiers. Le LCT identifie le gène assurant la production de lactase. On attribue à un gène voisin du LCT la mutation qui l’affecte. Cette découverte permet d’anticiper de nouvelles recherches en faveur d’une meilleure compréhension des causes des maladies héréditaires. Contrairement aux études antérieures qui se limitaient uniquement au gène étudié, les observations porteront désormais également sur les gènes voisins.
Les personnes intolérantes au lait connaissent les inconvénients qu’entraîne l’ingestion de ce produit et pallient à ces désagréments en s’abstenant de les consommer ou en recourant à la prise de comprimés de lactase. Nul ne pourra désormais accoler le nom de maladie à ce refus du corps humain d’aller contre nature.
Sources:
Techno Science,
L'Actualité
Aleph
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1/06/2008