
La découverte de minuscules insectes ou larves enfouies dans les arbres desséchés témoigne de la nécessité de conserver ces réserves de nourriture naturelles pour les oiseaux et animaux qui s’y approvisionnent. Les champignons s’y grefferont pour y effectuer une lente dégradation du bois, recyclant à leur tour la matière organique. Au creux des arbres morts, la vie renaît.
Le sol jonché de troncs brisés offerts aux intempéries semble une image non réjouissante aux yeux de certains qui se plaisent à ratisser le moindre petit lopin de terre. La présence de bois morts incite les oiseaux à venir s’y percher et attire en ces lieux les écureuils et autres petits mammifères tels que la martre d’Amérique.
Les oiseaux se relégueront d’année en année pour occuper les cavités creusées par les pics délaissant leur abri. Les mésanges, la chouette et le pigeon s’implanteront en ces niches agrandies sous l’effet de la décomposition graduelle du bois. À la saison froide, les chauves-souris hiberneront en ces abris. Les arbres morts participent à la renaissance de la forêt.
On assiste présentement à une évolution des mentalités en faveur d’une acceptation de la conservation d’arbres morts en forêt. En Belgique, afin de permettre leur identification, les autorités de la Région Wallonne accolent une plaquette à l’effigie d’un pic noir au tronc de certains arbres morts, à raison d’un ou deux à l’hectare. La Suède procède à l’étêtement des troncs desséchés qui demeureront sur pied en des zones de coupes afin d’assurer le maintien de l’habitat naturel en ces endroits. Plusieurs s’inspireront de ces initiatives, conscients de la vie qui bat en ces arbres morts.
Sources:
Science Presse,
Sparealites.com
Aleph
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2/06/2008