
Une centaine de baleines s’échouèrent sur les rives de l’océan, au nord de Dakar. Étonnés de cette découverte, les riverains tentèrent de repousser à la mer ces mammifères devenus prisonniers des sables, hors de leur habitat naturel. Plusieurs se reléguèrent pour leur porter secours. La moitié des cétacés purent reprendre le large mais on rapporte qu’une quarantaine ne survécut pas à cette sortie prolongée hors de l’eau.
Ces spécimens, identifiés du nom de globicéphales, mesurent environ 4 mètres. Les habitants de la région du Cap Vert située en Afrique occidentale s’inquiètent de ce phénomène qui témoigne d’une désorientation de ces cétacés. On invoque la surpêche et les méthodes employées pour l’exploitation des ressources marines comme causes probables de cet hécatombe. Certains habitants, plus superstitieux, relient cet évènement à la mort récente d’un chef musulman de la région.
Les membres les plus anciens de la communauté se souviennent d’un phénomène similaire qui se produisit il y a environ une trentaine d’années. On rapporte que certains individus se permirent de s’alimenter de la chair de ces baleines sans autorisation des autorités et qu’ils éprouvèrent des malaises suite à l’ingestion de cette nourriture.
Un responsable d’un groupe de défense de l’environnement affirme que le passage d’un sous-marin ou une explosion sous l’eau entraînèrent le rejet de ces mammifères marins sur les rives. On également a possibilité d’un problème de sonar survenue chez ces petites baleines, d’une traversée en eaux peu profondes dont elles seraient demeurées captives ou d’une difficulté passagère du meneur de troupeau l’ayant empêché de guider adéquatement le groupe à destination. Les recherches se poursuivent pour déterminer les causes de cet évènement.
Sources:
Radio-Canada,
Tele-Animaux
Aleph
810
3
4/06/2008