
Il suffit principalement d'un manque de sommeil pour risquer de devenir somnambule (si l'on est prédisposé, quand même).
Une étude de l'Université de Montréal s'est penchée sur le manque de sommeil et le somnambulisme chez les individus prédisposés. En fait, quelqu'un qui est somnambule devrait tout faire pour se coucher à heure régulière et dormir un nombre correct d'heures.
Le pourcentage des adultes qui sont touchés par le somnambulisme atteindrait 4%. Les enfants en souffrent davantage, mais cela passe souvent lorsqu'ils grandissent.
Durant l'étude, on a analysé les schémas de sommeil de 40 somnambules présumés. On a ensuite fait en sorte que ces sujets restent éveillés 25 heures d'affilée et on leur a ensuite permis de dormir le matin. On a pu ainsi constater les effets du manque de sommeil.
Certains somnambules ne vont pas marcher, mais jouer avec les draps ou essayer de sauter par-dessus les rebords du lit. L'état de quelqu'un plongé dans une crise de somnambulisme est intermédiaire entre différents états de conscience.
Il y a en effet plusieurs états classiquement identifiés pour les spécialistes du sommeil : éveil, sommeil léger et sommeil profond (caractérisé par des mouvements des yeux) et paradoxal. Le somnambule serait plongé dans un état mixte entre éveil et sommeil léger. Certains éléments perturbateurs (ex. : apnée du sommeil) peuvent déclencher la crise de somnambulisme.
Des éléments génétiques peuvent prédisposer au somnambulisme. Les enfants y sont également davantage sujets, car ils ont un schéma de sommeil particulier.
Pour éviter le somnambulisme, il faut donc avoir un comportement régulier (heure de coucher et de lever), suffisamment de sommeil, éviter les excès d'alcool et de caféine. Dans certains cas, des médicaments peuvent apporter une aide.
Sources :
Imaginascience,
Softpedia
newtoon
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6/06/2008