
Les animaux gardés en captivité adoptent souvent des comportements répétitifs. Afin de solutionner cette difficulté d’adaptation, un chercheur évalua les possibilités de permettre à ces bêtes d’interagir avec des objets mis à leur disposition ou des personnes qui effectuent des amusements journaliers avec elles. Il préconise la mise en place d’activités récréatives pour les animaux résidant dans les jardins zoologiques.
Le bien-être des animaux qui vivent reclus en ces lieux demeure une priorité, mais ne constitue pas la seule raison de l’existence de ces programmes. Plusieurs animaux contraints à demeurer prisonniers des enclos exécutent certains gestes de façon routinière, malgré les tentatives des gardiens de les amener à agir différemment. L’étude, portant sur les comportements journaliers de 55 ours polaires appartenant à 22 zoos, s’applique également à d’autres espèces animales.
On s’interroge sur le fait que les animaux puissent demeurer paisibles pour de longs délais ou procéder à des allers et venues de façon répétitive dans le but de se tenir en éveil. Ces agissements propres aux animaux captifs exaspèrent parfois les visiteurs. Mais comment ne pas tourner en rond lorsque dans une cage on nous confine?
La société dans laquelle nous vivons accepte l’idée de conserver dans ces jardins des animaux que la population peut visiter occasionnellement. Ces endroits continueront d’exister. Le fait de faire profiter les bêtes d’activités récréatives les libérera partiellement de cette tension occasionnée par leur exclusion de leur habitat naturel.
Sources:
Greatapetrust,
Reuters
Aleph
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12/06/2008