
C'est une fusée Delta 2 qui a mis sur orbite basse ce satellite de quatre tonnes destiné à capturer les rayons gamma du cosmos et fruit d'une coopération internationale. Son but : une véritable moisson de sources de rayonnement identifées dès la première année, et peut-être même la matière sombre de l'univers !
Suède, Japon, Allemagne, Italie, France et naturellement USA ont participé à l'élaboration de cet instrument, la France par l'intermédiaire de son laboratoire IN2P3 qui a effectué des tests de validation d'un des composants du satellite. Celui-ci est formé principalement d'un détecteur de trajectoire qui identifiera les sources de rayons gamma, et d'un calorimètre pour mesurer leur énergie.
Les sources en question seront principalement des pulsars (résidus d'étoiles mortes, petits émetteurs proches) et des galaxies à noyau actifs (grand émetteurs très lointains), donc des objets de tailles et de distances totalement différentes mais émettant tous deux des pinceaux de rayons gamma, le domaine le plus énergétique du spectre électromagnétique.
GLAST est conçu de façon à pouvoir explorer le ciel en trois heures et effectuera par conséquent huit balayages quotidiens ; l'espoir des chercheurs est qu'il détecte des milliers de ces sources, ainsi que la fameuse matière noire qui constitue d'après les calculs la majeure partie de la masse de l'univers. Cependant la détection de nouveaux émetteurs de gamma n'est pas exclue.
Le satellite a été lancé le 11 juin, la NASA se donne un an pour accumuler des données et commencer ensuite à les interpréter grâce à des logiciels spécifiques, également conçus par les chercheurs français.
Source:
NASA
Ludwig
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13/06/2008