
Voici une nouvelle plutôt inquiétante pour notre santé. Une étude a regardé de près l'association existant entre une exposition à court terme à des fines particules dans l'air ambiant et le risque d'infarctus.
La recherche conduite par des spécialistes de l'université du Michigan conclut que même de faibles niveaux de polluants peuvent accroître le risque d'infarctus. Elle a été conduite dans une communauté de l'état du Texas où il existe de nombreuses industries pétrochimiques.
On a relevé les cas d'infarctus ischémiques et les Accidents Ischémiques Transitoires (AIT) entre 2001 et 2005. On a également analysé les données journalières concernant la pollution atmosphériques ainsi que des données météorologiques.
Les résultats ont montré des associations claires entre ces risques et les jours pollués par de fines particules. On a trouvé des associations similaires lors de la présence d'ozone. Il est important de noter toutefois que cette région est quand même bien moins polluée que d'autres aux USA (en raison de la présence de la côte et de l'orientation et de l'intensité des vents).
Cela signifie que la grande majorité de la population est donc exposée à une pollution de l'air ambiante similaire ou plus importante. Cela donne une idée de l'impact sanitaire de cette pollution. On sait par ailleurs qu'aux USA, les maladies cardiovasculaires représentent un tiers du nombre total de décès.
Cette découverte soutient l'hypothèse qu'une exposition récente à de fines particules de matière peut accroître le risque d'accidents cérébro-vasculaires ischémique. Il y a des éléments de preuve concernant un lien entre air pollué et vasocontrictions arterielles sévères ainsi que grande viscosité du sang : tout cela accroît donc le risque d'apparition de caillots sanguins.
Il faudrait cependant d'autres études pour en être certain.
Cette étude s'est focalisée sur les fines particules mais il semble que la pollution en général (ozone etc.) soit la véritable fautive.
Sources :
Imaginascience,
Sciencedaily
newtoon
1136
0
30/06/2008