
Depuis quelques décennies, les outardes canepetières connurent en France un déclin attribuable à la dégradation de leur milieu de vie. L’intensification agricole détruisit l’habitat naturel de cette espèce dont 80 % de la population délaissa le pays. Ces oiseaux autrefois présents en dix régions n’en fréquentent plus que deux.
On ne dénombre plus que 3000 spécimens comparativement à la population antérieure du début des années quatre-vingt qui s’établissait à 7,200. Pour assurer la sauvegarde de ces oiseaux dont on craint la disparition, un centre reproducteur d’outardes voit le jour à la réserve animalière de la Haute Touche.
La disparition de la diversité des cultures au profit de la monoculture ne favorise aucunement la nidification des outardes en ces lieux devenus inappropriés. Les outardes construisent leur nid à ras de sol. Les travaux agricoles et l’emploi de pesticides constituent un risque pour ces rejetons.
L’accroissement de l’urbanisation restreint davantage le nombre de terres accessibles à ces oiseaux qui tentent de s’y reproduire. Afin que survivent les outardes canepetières, le centre d’élevage recueille des poussins extraits de leur milieu naturel en vue de les rendre à maturité. On recoure parfois également à l’insémination artificielle mais le centre envisage de délaisser ultérieurement cette pratique. Présentement, 16 volières et peut abriter jusqu’à 60 oiseaux reproducteurs.
L’objectif final demeure la réinsertion en milieu naturel des outardes élevées en centre reproducteur. La mise en place de mesures agro-environnementales ainsi qu’une compensation financière distribuée aux agriculteurs soucieux d’exploiter leurs terres de façon à respecter l’espèce prévalent.
Le broyage des jachères à une date tardive facilite la ponte des œufs des outardes. En ce jour, 96 outardes reprirent leur liberté. Des émetteurs ou des balises Argos permettent de suivre ces oiseaux dans leurs déplacements afin d’assurer la protection de cette espèce.
Sources:
Le Figaro,
Univers-Nature
Aleph
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6/07/2008