
Comment identifier de meilleure façon que sous le vocable de mer morte cette étendue d’eau salée qui ne se régénère que par les arrivées d’eau douce de ce fleuve qui s’amenuise d’année en année! L’eau de la mer morte sans l’apport de celle du Fleuve Jourdain, ne peut se renouveler.
Cette mer prisonnière du continent s’assèche d’année en année. La réunion de ces eaux avec celles de la mer rouge pourrait redonner vie à cette mer qui prend peu à peu le vrai sens du qualificatif qu’on lui désigna. Les experts établirent à la moitié du 21ième siècle la période limite d’existence de cette mer en péril.
La France investira des sommes substantielles pour le paiement des frais encourus pour cette étude. L’importance de ce projet réside dans une régénération des eaux de la mer morte ainsi que dans le rapprochement obligatoire des pays avoisinants se réunissant à une même table pour discuter des mesures à envisager pour sauver cette étendue d’eau dont le niveau baisse d’un mètre par an.
Le détournement des eaux du Jourdain et de ses trois affluents qui convergeaient vers la mer morte occasionne sa non régénération. Touchés par des difficultés d’approvisionnement en eau consécutivement à l’accroissement de la population, les pays concernés voient en ce projet une solution possible à cette pénurie d’eau. Tous agréent en faveur de l’appellation canal de la paix donnée à ce projet.
Le transfert des eaux de la mer rouge à la mer morte nécessiterait des travaux s’échelonnant sur une dizaine d’années. On évalue à 5 milliards de dollars le transfert des eaux et le dessalement de l’eau potable. Un projet gigantesque maintes fois évoqué mais qui pourrait en ce siècle devenir réalité.
Sources:
Le Figaro,
La Croix
Aleph
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13/07/2008