
La récupération de pièces métalliques en provenance d’appareils électriques incita la société Récupyl à innover. Grâce à un nouveau procédé de transformation mis de l’avant par cette compagnie, on recycle désormais 98 % de ces métaux notamment ceux contenus dans les batteries lithium-ion des téléphones et ordinateurs portables, les appareils de photographie numérique, les camescopes ainsi que les voitures électriques.
Cette opération s’effectue dans une température ambiante, réduisant ainsi la dépense d’énergie. On qualifie le recyclage des métaux de ressource inépuisable et cette entreprise compte bien profiter de ce nouveau filon.
Selon les statistiques récentes émises par l’Observatoire des matières premières, les réserves de cuivre confirmées s’épuiseraient d’ici 40 ans et nous assisterions à une pénurie d’étain au bout de dix-sept années, si toutefois la tendance actuelle de consommation se maintien.
La production de fer pourrait se poursuivre durant une durée approximative de 440 ans et au terme de 220 années, la même situation prévaudrait pour l’aluminium. On entrevoit donc la fin de ces exploitations dans l’éventualité où on ne mise pas sur le recyclage comme solution durable.
Au niveau mondial, on évalue à plus de 2 milliards les téléphones portables, dans la fabrication desquels entre le lithium-ion, qui se retrouvent dans les rebuts. Afin de bénéficier de ce que l’on perçoit désormais comme un gisement inépuisable, cette firme envisage de procéder au recyclage de ces articles devenus inutilisables mais qui, après transformation, entreront dans la composition de nouveaux produits sur le marché. Cette récupération pourra se poursuivre à l’infini et ainsi dissiper la crainte d’une pénurie de ces métaux par le recouvrement de ces matières premières.
La société Récupyl procède cette année à l’implantation à Singapour d’une industrie pouvant traiter 320 tonnes de batteries lithium-ion annuellement et envisage d’établir un centre de retraitement en Grande-Bretagne durant l’année en cours. Une seconde usine de récupération verra le jour sur le territoire français mais l’emplacement exact reste à déterminer.
Sources:
Le Figaro,
Recupyl.fr
Aleph
611
1
20/07/2008