
Outrés de la décision de promoteurs de construire des centres d’hébergement sur des sites historiques, des gens manifestent leur opposition à ces projets. La fréquentation de plus de 100 sites archéologiques, sur la presqu’île d’Itanos, en Crète, par des archéologues à la recherche de vestiges de civilisations antérieures, justifie cette prise de position.
Écologistes, citoyens et chercheurs, ardents défenseurs de l’environnement, se mobilisent et souscrivent à cette cause, espérant conserver dans l’état actuel, cette partie de territoire non encore protégée.
Un groupe gréco-britannique projette de construire un complexe hôtelier totalisant 8000 chambres pour y accueillir les visiteurs et de procéder à l’aménagement de trois golfs. Les opposants à ce projet évoquent une désertification possible de ces localités qui se verraient privées d’eau suite à une demande accrue en ces emplacements.
Ce regroupement de plusieurs sites pour les vacanciers limiterait l’accès des chercheurs aux lieux de fouilles susceptibles de receler des vestiges archéologiques, datant de l’âge de bronze, au troisième millénaire avant Jésus-Christ et le huitième siècle après notre ère. Afin de rendre potable l’eau de la mer, les promoteurs envisagent d’y construire des usines de dessalement. Ce rejet de sel à la mer entraînerait des conséquences désastreuses pour les poissons. De plus, l’environnement immédiat n’offre que peu de plages accessibles aux touristes.
La population locale hésite à donner son accord à la construction d’un complexe hôtelier en un lieu historique. Certains se pressent pour apposer leur signature sur une pétition en faveur du retrait de cette approbation donnée aux promoteurs. Les habitants de la presqu’île d’Itanos souhaitent ardemment convaincre les autorités de rejeter ce projet dans l’espoir de pouvoir conserver la beauté de ces lieux demeurés intacts durant un millénaire.
Sources:
Tf1,
Lemoniteur.fr,
Aleph
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22/07/2008