
Les enfants nés de mères ayant été exposées à une tension majeure lors de leurs mois de grossesse auraient beaucoup plus de chances de souffrir de schizophrénie, d'après un groupe de spécialistes de l'Université de New-York.
Afin de mener à bien leur enquête, l'équipe aurait penché leurs observations sur une population ayant vécu la guerre des Six Jours entre les Israéliens et les Arabes. Ainsi, les données médicales d'au moins 88 000 personnes nées à Jérusalem entre la période de 1964 et 1976 ont été examinées.
L'étude aurait permis de mettre en évidence une nette distinction concernant les conséquences du stress maternel selon le sexe de l'enfant, à savoir entre les filles et les garçons.
Les résultats auraient donc démontré que les sujets féminins issues de mères qui vivaient leur deuxième mois de grossesse lors du conflit armé présentaient un risque 4.3 fois plus élevé d'être atteint de schizophrénie contre 1.2 pour les sujets masculins et cela, contrairement aux enfants n'ayant subi aucun stress durant leur vie intra-utérine.
Il semblerait que ce phénomène puisse s'expliquer par le fait que les hormones libérées lors d'une forte tension, surtout en période de conflit armé où une quantité considérable de substances chimiques est relâchée par l'organisme, seraient perçues par le placenta, ce qui causerait la perturbation de ce dernier.
D'après les experts, la tension ressentie lors d'une guerre serait comparable à celle vécue lors d'un désastre naturel.
À noter d'ailleurs qu'une
autre recherche, menée plus tôt par des investigateurs montréalais, avait réussis à démontrer que la progéniture issue de femmes ayant subi la crise de pluie verglaçante au Québec présentait un retard de développement comparativement aux autres enfants.
Source:
Radio-Canada
jobinsocket
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21/09/2008