
Le développement anarchique de la ville de Lima, capitale du Pérou , constitue une entrave à la préservation des vestiges pré-incas présents au sein de cette cité. Des gratte-ciel dont les étages ne se comptent plus s’élèvent aux abords de petites pyramides auxquelles on attribue la fonction d’abris funéraires ou d’emplacements dédiés au culte.
Ces huacas, fabriquées d’un alliage de terre et de paille séchées par le soleil, montrent des signes évidents de dégradation suite au passage du temps. Le manque de fonds nécessaires à la restauration de ces constructions et l’absence d’intérêt des autorités locales pour effectuer des travaux de conservation, interdisent tout espoir de préserver intactes ces pyramides antérieures à la venue du peuple Inca en ce pays.
Lors de l’annonce de la construction d’une autoroute aux abords d’une Huaca, un groupe d’étudiants d’une université locale, s’opposa à ce projet, appuyant de ce fait les spécialistes du patrimoine ancien, qui s’inquiètent de la disparition possible de ces pyramides suite à l’intention manifeste des élus de procéder à leur destruction.
L’effort de ces gens et de quelques archéologues incita les autorités en place à respecter ces vestiges archéologiques sis au milieu de la ville. Une des plus grandes huacas de Lima , devenue parc historique naturel, accueille désormais de jeunes équipes d’archéologues. On évalue à 250 le nombre de huacas dans la ville de Lima. La majorité de ces constructions anciennes, d’une superficie de plus de 10,000 mètres carrés, se retrouvent dans une condition précaire.
On assiste aujourd’hui à un changement de vocation pour quelques unes de ces constructions que s’approprient des restaurateurs désireux d’attirer chez eux des touristes curieux de se retrouver en des lieux historiques. L’installation à proximité de lignes électriques à haute tension d’une autre de ces constructions ne permit pas son exploitation touristique. Suite à son abandon, des migrants à la recherche d’un abri s’y logèrent.
Des propriétaires d’ateliers de réparation automobile s’établirent sans permis dans une autre huaca. Des itinérants y trouvèrent refuge et fouillèrent ces endroits, à la recherche de trésors anciens. Certaines cérémonies chamaniques, vénérant la terre et le soleil, se tiennent encore de nos jours dans certains huacas. Seule la vigilance de la population alliée à une volonté politique permettra la préservation de ces vestiges archéologiques.
Sources:
Cyberpresse,
Wikipedia
Aleph
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26/10/2008