
À l’occasion de la semaine nationale du requin, les visiteurs purent visionner un film relatant l’opération subie par un des pensionnaires d’un aquarium boulonnais. Un requin gris, présentant une excroissance inhabituelle sur le ventre, attira l’attention d’un soigneur. Des examens permirent de constater la présence d’un hameçon de bonne dimension demeuré coincé dans le tube digestif de ce pensionnaire qui dût subir l’ablation de cet objet métallique provenant vraisemblablement d’un morceau de poisson jeté en pâture au requin. Ce sauvetage fournit l’occasion d’informer la population de l’appartenance des requins à un groupe dont plusieurs espèces risquent l’extinction.
Cette intervention chirurgicale nécessita l’utilisation d’huile de clous de girofle. En effet, ce produit, reconnu pour ses propriétés antiseptiques et antalgiques, agit comme anesthésiant sur les poissons comme sur ce requin gris de deux mètres.
Cette opération se déroula sur une période d’une heure mais la réanimation se poursuivit en aquarium de quarantaine durant trois heures supplémentaires. Ce requin gris, parfaitement remis de sa mésaventure, grâce aux soins promulgués par une équipe de spécialistes, sort de l’anonymat. Sa mésaventure le conduit vers la notoriété puisque désormais célèbre par sa cicatrice ventrale exhibée devant les visiteurs de passage à l’aquarium de Nausicaa.
Ce reportage constitue à la fois un plaidoyer en faveur de la protection des requins. On évalue à cinq millions le nombre de requins tués annuellement pour leurs ailerons, leur chair ou par des prises accidentelles des pêcheurs.
Les européens, plus particulièrement la France, comptent parmi les gros consommateurs de requins. En Méditerranée, la menace d’extinction plane sur 40 % des espèces de requins et de raies. L’expérience malheureuse de ce requin captif permettra de sensibiliser les gens à la situation précaire de ses congénères.
Sources:
Futura Sciences,
Ocearium-Croisic.fr
Aleph
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28/10/2008