
Si certaines personnes sont prédisposées génétiquement au surpoids, une nouvelle étude américaine qui a observée des Amish vient de démontrer qu'il était possible d'enrayer l'action du gène responsable par quelques heures d'activités physiques par jour.
En fait, cette défectuosité génétique se retrouverait chez 30 % de la population caucasienne, y comprit les Amish, et ne serait pas étrangère à l'explosion du taux d'obésité que l'on connaît depuis des années.
Pour déterminer si le fait de s'adonner à des exercices physiques modérées pouvait diminuer l'accumulation de kilos superflus chez les individus aux prises avec la version altérée du gène, les scientifiques de l'Université du Maryland se sont penchés sur 704 Amish du comté de Lancester,tous s'étant fait prélever un échantillon sanguin afin d'identifier les porteurs de la mutation génétique.
Notons que ces gens vivent de façon rudimentaire comme au XIX ème siècle, en retrait de la société et ne possèdent aucune voiture, ni technologie mécanique.
Les résultats ont mis au jour que chez les sujets qui possédaient le gène défectueux, le risque de souffrir de surpoids devenait pratiquement nul s'ils s'adonnaient régulièrement à 3 ou 4 heures d'activités physiques.
D'ailleurs, les plus physiquement actifs présentaient un poids de 4 kilos de moins que ceux aux habitudes plus sédentaires, un mode de vie similaire à celui des Américains modernes.
D'après les auteurs, les résultats tendent à confirmer que les personnes porteuses de la mutation génétique ne sont pas plus enclin au surpoids que celles qui ne la porte pas, en autant qu'elles se concentre quotidiennement sur l'activité physique.
Le docteur Soren Snitker incite donc les gens à changer quelques routines pour créer des moments propices à l'exercice. Par exemple, ne pas hésiter à se passer de son automobile pour se déplacer, mettre de côté l'ascenseur et préconiser l'utilisation des escaliers, ou encore pratiquer quelques heures par semaine des exercices physiques plus intenses telles que la natation ou la marche rapide.
Le détail de l'étude se trouve dans les Archives de médecine interne.
Source:
Santé-Canoe
jobinsocket
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9/11/2008