
Alors que le gouvernement québécois a lancé son vaste programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) depuis le 1 septembre dernier, le Réseau Québécois d'Action pour la Santé de la Femme admet cependant avoir des doutes quant à la justification d'une campagne préventive de telle ampleur.
Selon l'infirmière qui préside le réseau, madame Claire Dubé, le gouvernement du Québec dépensera près de 50 millions de dollars dans le but de vacciner les jeunes filles contre le virus du papillome humain, une infection qui se transmet lors de rapports sexuels et qui est fortement associée au cancer de l'utérus.
Toutefois, toujours selon Claire Dubé, cette vaccination massive ne serait pas essentielle puisque ce virus serait supprimé de façon naturelle par l'organisme chez environs 90 % des personnes.
Si le réseau québécois d'action pour la santé de la femme approuve tout de même l'efficacité du vaccin Gardasil pour enrayer le VPH, il note cependant que ses bienfaits ne sont démontrés efficaces que sur une durée de 5 années, et estime donc qu'il serait préférable d'attendre la mise au jours d'autres résultats de recherche.
Ainsi, pour l'infirmière, il n'en demeure pas moins que malgré l'utilisation du vaccin Gardasil afin de prémunir les jeunes filles du virus du papillome humain, le test PAP représentera toujours l'examen de dépistage le plus efficace pour lutter contre le cancer du col de l'utérus.
Source:
Radio-Canada
jobinsocket
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13/11/2008