
On a déjà vu dans une précédente actualité qu'il existe bien des gènes qui prédisposent à la prise de poids et à l'obésité. Après cette indéniable mauvaise nouvelle pour ceux qui ont du mal à se débarrasser de leurs kilos, voici la bonne : l'exercice arrive à lutter efficacement contre l'influence des gènes !
Le message est donc simple : il suffit donc dans tous les cas de se motiver et c'est a priori gagné. Pour les personnes actives qui portent les mutations génétiques qui les prédisposent à l'obésité, il est possible de ne pas être en surpoids par rapport aux personnes qui n'ont pas ces mutations : il faut faire au moins trois heures d'exercices physiques par jour.
Pour en arriver à cette conclusion, l'étude s'est portée sur la célèbre population américaine Amish. 704 hommes et femmes Amish ont accepté de porter des accéléromètres portés sur la hanche afin de mesurer l'intensité de tous leurs mouvements dans la journée.
Les personnes qui avaient les deux copies du gène FTO (que l'on sait prédisposer le sujet à l'obésité) avaient 27 % de risques d'être en surpoids par rapport aux 16 % de la population qui ne disposait pas de ces variantes.
On a par contre remarqué que des travaux assez intensifs et prolongés comme une marche rapide, nettoyer la maison ou le jardinage suffisaient à contrer l'effet « prise de poids » de ces gènes. Précisons que ces variantes de gènes n'arrivent en réalité pas bien à s'exprimer lorsque nous vivons de manière « active ».
Paressez sur le canapé (ou autres facteurs environnementaux) et il semblerait que ces gènes s'activent (pour ceux concernés) !
On sait que la population générale américaine a 20 % de risques d'obésité sans aucune des deux variantes des gènes concernés. Si la personne dispose d'une des variantes, le risque monte à 26 % et à 31 % avec les deux.
Les chercheurs ont étudié les Amish car ils ont tous le même style de vie par définition de leur communauté. Ainsi, les Amish qui avaient une variante avaient en moyenne 2 kg de plus que les personnes sans ; ceux avec les deux variantes, presque 4 kg de plus.
Pour ceux qui n'ont pas ces variantes, il en est certains qui, même inactifs, ne deviennent pas plus lourds pour autant : ils restent pratiquement toujours maigres !
Sources :
Imaginascience,
Scientific American
newtoon
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17/11/2008