
Une équipe de scientifiques de l'Angleterre a mis au jour que l'alemtuzumab, un remède développé initialement contre la leucémie, permettrait d'arrêter et même d'intervertir les handicapes causés par la sclérose en plaque, maladie incurable qui affecte notamment le système nerveux central en détruisant la myéline.
Les expérimentations cliniques conduites par les scientifiques de l'Université de Cambridge ont révélé que le médicament avait non seulement diminué la fréquence des attaques chez les victimes atteintes de sclérose en plaque (SEP), mais également permis à ces dernières de retrouver l'usage de certaines fonctions perdues en conduisant à une régénération des tissus cérébraux. Les participants présentaient donc moins d'handicapes au terme de l'étude, qu'au début.
La recherche , qui a durée trois années, a observé 334 individus en phase précoce de SEP qui n'avaient jamais encore reçu de traitement relatif à cette maladie.
Une portion des volontaires s'est vu administrer de l'alemtuzumab, alors que l'autre recevait de l'interferon beta-1a, une médication spécialement conçue pour la sclérose en plaque.
Ainsi, les individus qui avaient été traité avec le médicament anti-leucémie avaient subi beaucoup moins d'attaques et d'handicapes permanents que les autres sujets. Certains membres du groupe traité avec l'alemtuzumab ont même réussi à récupérer diverses fonctions perdues.
Selon un des investigateurs, le docteur Alasdair Coles, en permettant la réparation des tissus cérébraux, ce médicament marque un pas important dans la lutte à la sclérose en plaque, cette affection qui touche près de 2.5 millions de personnes au niveau mondial.
D'autres études seront cependant nécessaires afin de valider l'efficacité de ce nouveau traitement sur une longue durée.
L'étude est détaillée dans le New England Journal of Medecine.
Source:
Radio-Canada
jobinsocket
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21/11/2008