
Certaines autorités parlementaires de Papouasie sont favorables à l'introduction de puces électroniques sous-cutanées chez les individus infectés par le virus VIH, une méthode capitale, selon elles, qui en permettant de surveiller de près les conduites sexuelles potentiellement risquées des porteurs de la maladie et ainsi de les condamner, préserverait les personnes saines de cette infection.
Notons que l’Indonésie est le pays d'Asie qui présente la plus fulgurante expansion d'infections au VIH, avec 290 000 victimes sur 235 millions de personnes, notamment dues aux drogues et à prostitution.
Sa région le plus à l'est, la Papouasie occidentale, est la plus démunie du pays et la plus affectée par l'épidémie. La prévalence du sida y est estimée approximativement à 61 contaminations par 100 000 individus, soit un taux 15 fois supérieur à la moyenne nationale. Ce phénomène ne serait pas étranger aux manques de ressources informatives quant aux infections transmises sexuellement.
Tandis que les membres gouvernementaux indonésiens tentent de justifier leur projet de loi en affirmant qu'ils considèrent cette option uniquement dans le seul but de protéger la population du sida, un des parlementaires, Weynand Watari, examine déjà la possibilité de suivre les porteurs de puces électroniques via un dispositif d'identification par radiofréquence, le même genre d'appareil employé pour localiser les bagages ou le bétail.
Selon Nancy Fee, coordinatrice d'ONUSIDA en Indonésie, qui soutient que ce programme est plus qu'inquiétant, aucun être humain porteur du virus du VIH ou du sida ne devrait être stigmatisé ainsi, car en plus de violer les droits à la vie privée de ces victimes, ces programmes ne font que les effrayer et camoufler un peu plus le problème.
Les responsables sanitaires provinciaux ainsi que le militant pour les droits de l'Homme, Tahi Ganyang Butarbutar, s'indignent devant le caractère abject de ce projet qui tend à considérer les séropositifs comme de simples animaux. Selon eux, nous nous devons de faire valoir leurs droits humains.
Source:
Santé-Canoe
jobinsocket
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18/12/2008