
Chez certains patients , les tumeurs malignes au sein pourraient purement et tout simplement se résorber seules sans nécessiter l'usage de quelconques thérapies, d'après les travaux d'une équipe scientifique norvégienne qui feront, certes, l'objet d'une vive polémique.
En outre, la recherche du docteur Per-Henrik Zahl, statisticien à l'Institut de santé publique de la Norvège, avance qu'une proportion de 22 % des cancers du sein disparaîtrait spontanément d'elle même, sans traitements, ce qui suggère également que le dépistage massif engendre un phénomène de surdiagnostication, un problème bien d'actualité selon l'auteur.
L'Association médicale américaine, qui a détaillé l'ensemble de l'investigation dans sa revue
Archives of Internal Medicine, souligne que les résultats définitifs de l'étude corroborent simplement d'autres constatations effectuées précédemment sur le cancer du sein et considérées comme étonnantes par la communauté scientifique.
Ainsi, bon nombre de femmes supporteraient les effets secondaires d'examens, de thérapies et d'opérations agressives dans le but de traiter une tumeur qui n'aurait, en fait, peut être jamais fait parler d'elle si aucun dépistage ne l'avait décelée.
Tandis que la chimiothérapie peut conduire à des désordres cognitifs, la radiothérapie peut causer des dommages irréversibles au muscle cardiaque ainsi qu'aux artères coronariennes. La suppression des ganglions lymphatiques entraîne souvent une enflure au niveau du bras avoisinant le sein affectée par la tumeur, une affection médicale nommée lymphoedème.
En outre, le professeur Patrick Remington de l'université du Wisconsin, qui n'a pas collaboré avec monsieur Per-Henrik Zahl dans le cadre de son étude, entrevoit, depuis les années 90, l'éventualité qu'il existe effectivement des tumeurs qui puissent régresser naturellement sans l'aide d'aucun traitement. Toutefois, il relève que selon lui, ce seraient des cancers à moindre degré de sévérité.
Le docteur fait d'ailleurs remarquer que d'antérieures observations ont déjà démontré que diverses sortes de cancers, notamment de la prostate et pulmonaire, avaient inopinément disparus chez quelques malades.
Source:
Santé-Canoe
jobinsocket
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24/12/2008