
Une récente technique de pronostication évolutive des accidents vasculaires cérébraux (ACV) par IRM, permettant plus précisément d'évaluer l'ampleur potentielle des lésions permanentes subies par les tissus suite à un infarctus, vient d'être testée sur une centaine de volontaires.
En fait, la méthode NEURiNFARCT, mise au jour par une équipe de neurologues français, permet de prédire en à peine quelques petites minutes, via un système d'imagerie par résonance magnétique (IRM), l'étendue éventuelle de la pénombre ischémique, c'est-à-dire de la région de souffrance où apparaîssent généralement dans les premières heures suivants une attaque cérébrale, les dommages tissulaires irrévocables découlant de celle-ci.
Cette région d'ombre demeure vivante malgré l'infarctus et peut donc être rescapée, tel est le but ultime de la thrombolyse, un soin classique de premier plan contre l'AVC, qui diminue les dangers d'handicaps, mais qui augmente les chances d'hémorragies secondaires. Or, ce traitement pourrait profiter d'une expertise simple et efficace de la gravité potentiel de la zone critique, grâce à la nouvelle technique.
En gros, les images issues de la résonance magnétique déterminent la mobilité des molécules d'eau, qui est franchement réduite durant l'accident vasculaire cérébral et aussi quelque peu affectée dans la région en souffrance.
Les travaux détaillés dans la revue Radiology attestent que les performances de NEURiNFARCT sont analogues à celles résultant d'autres procédés conventionnels, notamment les techniques d'imageries de perfusion en IRM, qui sont basées sur l'administration de produits de contraste par intraveineuse.
Par ailleurs, les scientifiques insistent sur la fiabilité et la conformité des résultats provenant de NEURiNFARCT car, à l'opposé de la méthode d'imagerie de perfusion, la technique novatrice repose complètement sur un système automatisé, un facteur capital dans le cadre d'une urgence médicale.
Source:
Radio-Canada
jobinsocket
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28/12/2008