
Les travaux d'une nouvelle recherche rapportent que le fait d'être angoissé ou apeuré augmente le processus de coagulation ainsi que la fibrinolyse, un mécanisme biologique qui préserve la fluidité du sang en détruisant tout caillots sanguins qui se seraient formés, un phénomène qui hausserait les risques de cardiopathie chez les individus atteints de sévères problèmes d'anxiété.
Pour mener à bien leur recherche, l'équipe scientifique de Franziska Geiser a observé des patients aux prises avec de graves crises de panique ou de phobies sociales en comparaison avec un autre groupe uniquement formé de sujets sains, tout en prenant en considération une variété de facteurs, notamment, l'usage de produits de tabac, la consommation d'alcool, le sexe et l'âge.
Chacun des participants a du subir un prélèvement sanguin et remplir une série de tests portant sur le stress et la dépression. Les résultats de l'étude ont mis en évidence que les volontaires souffrant de crises anxieuses étaient beaucoup plus susceptibles que les autres de subir une intensification de la coagulation, ce qui les prédisposaient davantage aux affections coronariennes.
En outre, les chercheurs ont pu constater que ce n'était pas tant la nature anxieuse qui induisait la plus importante hypercoagulabilité, mais plutôt le stress généré par la personne hématophobe, ou celle qui a peur du sang, qui devait subir une prise sanguine.
Cette constatation démontre que le processus de coagulation est spontanément enclenché lors d'un sentiment d'angoisse extrême.
L'ensemble de l'étude peut être consulté dans le Journal of Psychotherapy and Psychosomatic Medicine.
Source:
Psychomédia
jobinsocket
4138
1
6/01/2009

Pour noter ou commenter cet article, vous devez
vous connecter.
L'article «
Stress, hypercoagulabilité et cardiopathies » vous a plu ? Ne manquez pas le prochain :
Abonnez-vous à l'actualité de Sur-la-Toile par
email ou
flux RSS ! Vous pouvez également vous abonner spécifiquement au flux
de la rubrique « Neurologie »