
Les chercheurs de l’INRA planchent sur les techniques d’élevage des ruminants susceptibles de réduire notablement les émissions de méthane (CH4) par ces animaux.
Le méthane étant un produit de dégradation des aliments dans le tube digestif des bovidés (vaches et moutons) par un protozoaire, la recherche prévoit d’étudier comment il serait possible d’éliminer celui-ci sans compromettre la digestion.
Plusieurs possibilités relevant des biotechnologies comme la vaccination contre les protozoaires méthanogènes sont envisagées, mais en attendant qu’elles aient été testées et leur coût mesuré, c’est dans l’élevage qu’on se propose de faire porter l’effort de réduction de ce gaz à effet de serre dont on estime qu’il contribue au réchauffement global à hauteur de 3%.
Précisons tout d’abord que, contrairement à une idée reçue, c’est par la bouche et les naseaux que les vaches expulsent majoritairement le CH4… Au niveau de l’élevage, les études de l’INRA ont établi qu’un élevage plus intensif permettrait de réduire la production de méthane par animal d’environ 20% si l’on double le nombre de bêtes par unité de surface, et que l’addition à son alimentation d’acide linoléique, acide gras polyinsaturé présent dans la graine de lin, la réduirait encore de moitié.
Ajoutons que la réduction de la production de méthane augmenterait aussi la productivité des animaux ! Alors, plus de gigots et de steaks pour moins de gaz à effet de serre ? Il ne nous restera plus qu’à faire tirer nos automobiles par des bœufs pour avoir résolu le problème…
Ludwig
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30/12/2008

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