
Les aurores polaires offrent l’un des spectacles célestes les plus impressionnants qui soient. Les mythologies anciennes les voyaient comme un mauvais présage, mais pour les rares chanceux qui ont la chance des les apercevoir aujourd’hui, elles exhibent étonnements et éblouissements. Néanmoins, les inquiétudes ressurgissent dans la communauté scientifique.
Aurores boréales photographiées en Alaska - Crédit: Wikipedia
D’origine solaire, les aurores polaires sont des phénomènes lumineux qui sont causés par l'interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère. Elles sont généralement visibles dans les régions proches des pôles tels que l’Alaska, le Nord canadien, l’Islande et la Norvège.
À l'occasion, d'énormes éjections de matières se produisent à la surface du Soleil - Crédit: NASA
L’Académie Nationale des Sciences vient tout juste de publier une étude intitulée «
Severe Space Weather Events--Understanding Societal and Economic Impacts » qui fait état des dangers potentiels qu’engendrerait un orage géomagnétique. Bien qu’un tel événement permettrait à la planète entière d’observer un spectacle époustouflant, les dommages qui en résulteraient seraient faramineux.
Un orage de cette ampleur est survenu en 1859. Les perturbations géomagnétiques électrifièrent les lignes télégraphiques, blessèrent plusieurs techniciens et incendièrent le papier des télégraphes. Les aurores furent visibles jusqu’à Cuba et l’intensité de celles-ci permettait de lire un journal en pleine nuit!
13 mars 1989, une tempête géomagnétique de moyenne envergure cause une panne électrique sur l’ensemble du réseau d’Hydro-Québec et a presque mis hors circuit les systèmes avoisinants des États-Unis.
Régions où le système de distribution électrique est le plus vulnérable - Crédit: National Academy of Science
Parce que la société moderne repose dorénavant sur la technologie, les dommages qu’engendrerait un orage semblable à 1859 seraient catastrophiques. Les systèmes mondiaux de télécommunications, de distribution d’électricité, de finances et de transports seraient défaillants. L’impact économique d’une telle catastrophe s’élèverait à plus de 2000 milliards de dollars, quinze fois plus couteux que l’ouragan Katrina. 4 à 6 ans seraient nécessaires pour rétablir tous les services.
Personne ne sait à quelle fréquence ces orages se produisent; le dernier ayant eu lieu il y a moins de 200 ans. Le prochain pourrait bien être dans 200 ans, comme dans 200 jours.
Source:
SpaceRef,
Space Weather,
The National Academy Press
ericsuchet
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23/01/2009