
Armes de destruction massive, bombes nucléaires et… ordinateurs ! Voilà les principales menaces pour la sécurité des États-Unis. Selon le FBI, une attaque informatique est le troisième risque que court le pays face au terrorisme. La quantité d’informations et de données rendues vulnérables par leur mise en réseaux dépasse largement le contenu des sites internet et même de l’imagination.
Le porte-parole du FBI à la sécurité intérieure parle d’« Apocalypse » et d’une « menace immense » et n’hésite pas à le comparer à un 11 septembre. Les services de la défense américains sont conscients du risque d’une attaque informatique et de son effet dévastateur, mais ils sont forcés d’admettre leur grande difficulté à faire face.
Les exemples de cyber-conflits se multiplient dans le monde. En 1999 suite à l’attaque de l’ambassade chinoise à Belgrade (Serbie) les Chinois ont répliqué sur la toile en détruisant des sites américains. L’an dernier, les Russes ont massivement attaqué les réseaux internet géorgiens et estoniens. Et plus récemment encore, des pirates palestiniens ont détruit des sites internet israéliens.
Mais ces attaques ont eu lieu dans le contexte de conflits militaires réels. Les protagonistes de ce type d’attaque peuvent facilement être identifiés. Ce que craignent les États-Unis aujourd’hui c’est le rapprochement entre le terrorisme traditionnel et le cyber-crime. Les cibles de ce type de terrorisme seraient les données ou les systèmes informatiques vitaux des états ou des entreprises afin de provoquer des dommages principalement économiques.
Une attaque de ce type pourrait potentiellement bloquer un pays. Le trafic routier par exemple en affectant les systèmes de feux de signalisation, ou la distribution d’essence. Il peut aussi exister des risques d’attaques mortelles : en paralysant les systèmes de refroidissement des centrales nucléaires, les contrôles aériens des aéroports ou encore un système de traitement de l’eau.
Pour se protéger, un guide des pratiques à suivre a été réalisé. Les états doivent par exemple maintenir un état de vigilance élevé, mettre à jour très régulièrement les systèmes d'exploitation, sécuriser les accès à tous les sites, ou encore limiter la mise en réseau.
Sources : le Monde,
chambet.com
blanche38
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14/01/2009

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Cybergeddon: le FBI redoute une attaque informatique. » vous a plu ? Ne manquez pas le prochain :
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