
Le Saint-Suaire de Turin a été découvert au 14ième siècle près de Troyes, en France. Il est censé avoir recouvert le corps du Christ, il présente d'ailleurs la trace de l'intégralité d'un corps. Depuis des dizaines d'années, partisans et pourfendeurs du Saint-Suaire s'affrontent sur l'authenticité de ce tissu de 4,36m par 1,10m.
Déjà en 1988, une datation au carbone 14 avait apportée de l'eau au moulin des anti-. Cette étude affirme que le tissu daterait du XIIIième ou XIVième siécle, avec 95% de certitude. Bref, il était déjà peu probable que le tissu soit un authentique.
La figure imprimée sur le suaire de Turin
Les pro-suaires affichaient leur doute en prétextant qu'il était impossible avec les techniques de l'époque de fabriquer un tel faux. C'est ce que vient de réaliser une équipe de chercheurs dirigée par le docteur Jacques di Constanzo de Marseille.
Sous le support du magazine de Science&Vie, il a utilisé un drap de lin posé sur un bas-relief, puis tamponné à l'oxyde ferrique le tissu et enfin fixé les couleurs avec de la gélatine. Il a obtenu un parfait faux qui a passé plusieurs tests de résistances avec succès.
Le saint-suaire séjourne aujourd'hui à Turin. La position de l'Eglise
est résumée en 1998 par le Cardinal Giovanni Saldarini, gardien pontifical du suaire
"...La bonne attitude face au suaire est de ne pas s'arrêter à l'image gravée sur la toile, mais de remonter par l'esprit et par le coeur vers la Personne que l'image rappelle...
Source :
Radio Canada
Phil
5122
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25/06/2005