
Deux décennies après l’explosion fatale d’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, des radiations sont toujours présentes en fortes doses. Ce rayonnement radioactif serait la cause du déclin du nombre d’insectes dans la région.
26 avril 1986, une expérience pour tester l'alimentation électrique de secours tourne au drame et conduit à la fusion du cœur d'un réacteur, au relâchement de radioactivité dans l'environnement et à de nombreux décès, survenus directement ou du fait de l'exposition aux radiations.
Zone d'exclusion près de Tchernobyl
Des chercheurs œuvrant dans la zone d’exclusion autour des régions les plus contaminées font état de l’important déclin du nombre d’insectes dans le journal « Biology Letters ». L’équipe confirme que les bourdons, sauterelles, papillons, libellules et araignées étaient parmi les espèces les plus touchées.
Timothy Mousseau de l’Université de Caroline du Sud et Anders Moller de l’Université Paris-Sud sont les auteurs de cette étude et ont également publié d’autres recherches faisant état du déclin d’autres espèces dans les zones de faibles radiations. Quelques années auparavant, ils établissaient un lien direct avec la radioactivité et la baisse des populations d’oiseaux. Voulant étendre leur étude aux insectes, mammifères et plantes, « c’était la prochaine étape que de se pencher sur les populations d’insectes » nous confie le professeur Mousseau.
Timothy Mousseau et Anders Moller parcourent les zones d'exclusion
Leur technique est fort simple, ils parcourent les zones d’exclusion et comptabilisent la densité des populations d’insectes en prenant bien soin de noter la dose de radiations présente. Ils comparent ensuite ces densités de population avec celles des régions avoisinantes, mais ne présentant pas de radiation. Ce que démontre leur étude; c’est que plus les radiations sont importantes, plus les densités de populations d’insectes déclinent.
Le docteur Sergii Gashchak du centre de recherches à Tchernobyl s’oppose à ces conclusions. Il prétend qu’au contraire, l’absence d’activité humaine a favorisé la faune et la flore dans la région d’exclusion. Selon lui, les organismes vivants dans les zones radioactives auraient développé des mécanismes de résistance, leur permettant de survivre dans de telles conditions.
Source:
BBC News
ericsuchet
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20/03/2009

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Les insectes en déclin à Tchernobyl » vous a plu ? Ne manquez pas le prochain :
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