
Les oiseaux migrateurs apportents des polluants industriels et agricoles en Arctique, d’après le journal Science. Ces oiseaux transporteraient des polluants comme le DDT ou le mercure et les déposeraient dans des endroits où d’autres animaux se nourrissent. Ce processus peut contribuer aux niveaux élevés de produits chimiques et industriels trouvés en Arctique : Une étude récente a déterminé que les concentrations de PCB dans les populations Inuits du Canada sont trente fois supérieures à celles des résidents du Québec.
Les PCB (polychlorobiphényls) sont un exemple de produits POP (Persitent Organic Pollutant), c’est à dire des produits qui se décomposent très lentement par dégradation naturelle et qui s’accumulent dans les organismes vivants, y compris les humains. Autres exemples : les pesticides, comme le DDT, et des substances multi-usages comme les HCB (hexachlorobenzene).

Petrel Fulmar au Spitzberg. Photo : Wikipedia
Comment ces polluants arrivent ils en Arctique ? On pensait jusqu'à présent qu’ils voyageaient comme particules dans les airs, dans les mers et peut être dans le corps des oiseaux migrateurs. Cette dernière supposition semble se confirmer avec une étude effectuée sur les Fulmar de Devon Island dans le Canada Arctique. Autour d’une importante colonie de Fulmar de cette île (10 000 couples), les concentrations de DDT sont 60 fois supérieurs aux niveaux relevés aux alentours, 10 fois pour le HCB, 25 fois pour le mercure.
La production et l’utilisation de certains POP est maintenant interdite par un traité des Nations Unies : la Convention de Stockholm. Pour le groupe environnemental WWF cette étude prouve qu’encore plus de substances toxiques doivent être interdites : Actuellement, la Convention de Stockhom ne concerne que 12 substances seulement et l’agrément sur de nouveaux produits se fait très lentement.
Source:
BBC NEWS
Svalbard-Images
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16/07/2005