
Des chercheurs du CNRS, de l’Imperial College de Londres et de l’Université de Californie (Los Angeles) ont réussi à identifier le premier gène commun à l’obésité de l’enfant, l’obésité de l’adulte et au diabète de type 2. Il s’agit du gène ENPP1 (Ecto-Nucleotide Pyrophosphatase / Phosphodiesterase 1), un inhibiteur du récepteur de l’insuline. Des mutations entraînant une expression exagérée de ce gène provoqueraient une résistance à l’insuline dans certains organes comme le foie et le pancréas et probablement le cerveau et donc une insensibilité aux effets de l’insuline.
Pour localiser ce gène situé sur le chromosome 6, les chercheurs avaient étudié 115 familles de diabétiques. L’étude actuelle de 6000 génomes entiers a permis de déterminer que 3 mutations simultanées du gène ENPP1 augmentent de 50 à 70% le risque de développement d'une obésité pendant l'enfance, puis d'une obésité massive à l'âge adulte, et, dans les mêmes proportions, le risque de diabète de type 2.
La découverte de ce gène de « diabésité » est importante car elle montre que les diabètes peuvent être provoqués par des obésités d’origine métabolique et non liées à des troubles du comportement alimentaire. Cela offre des pistes vers des traitements plus spécifiques pour soigner ces « diabésités ».
Définition : le diabète de type 2, est un diabète non insulinodépendant, ou diabète gras. Pour en savoir plus :
Réseau Proteus. Localisation du gène ENPP1 sur le chromosome 6 :
NCBI.
Sources:
CNRS,
Biologie Etc.
CV
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29/07/2005