
Tels sont les deux sujets qui préoccupent nombre de voyageurs. En à peine un mois, plus de trois accidents sur des compagnies de vol charter ont eut lieu (Venezuela, Palerme et Grèce). Certaines de ces compagnies avaient déjà reçu des avertissements de l’
OACI, mettant en doute la sécurité de leurs avions.
Tout ceci remettant évidemment en cause la confiance qu’avaient jusqu’alors les consommateurs dans le domaine aéronautique. Afin d’aider ces consommateurs perturbés, la France a eu l’idée du label bleu, qui serait décerné aux compagnies respectant un haut niveau de sécurité (label surveillé par une organisation indépendante de l’
OACI). Mais ce label bleu soulève de nombreuses questions, notamment savoir s’il ne s’agit pas d’une manœuvre déloyale de la concurrence.
En attendant, une liste noire des compagnies interdites de vol a été publiée sur Internet. Cependant, cette liste ne tient compte que de celles interdites en France, ce qui se limitait (il y a quelques jours) à seulement quatre compagnies : Air Korio (Corée du Nord), Air Saint-Thomas (compagnie locale américaine), International Air Services (Liberia), et Air Mozambique.
Il faudra attendre plusieurs mois avant qu’une liste noire à grande échelle, qui devrait répertorier des centaines de compagnies en Europe, soit effective. D’ici là, les touristes devront se renseigner eux-mêmes sur la compagnie avec laquelle ils voyagent. Il faut savoir que plusieurs compagnies interdites de vol dans différents pays, telle que la compagnie Surinam (classé 1 par l’
OACI, mais interdite aux Etats-Unis), sont considérées comme sécurisées par l’organisation. De plus, cette dernière a des difficultés à faire respecter les règles de sécurité, par manques de moyens. Dans ces conditions, le « touriste moyen » n’est pas près d’avoir des renseignements réalistes...
Sources:
Le Monde,
Liberation,
Nouvel Obs'
Sciam
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5/09/2005