
Plusieurs chercheurs anglais, américains et israéliens prévoient deux scénarios très préoccupants susceptibles de survenir en raison du réchauffement climatique : l’acidification des océans et la restitution dans l’atmosphère du méthane qu’ils contiennent.
Les océans absorbent une très grande partie du CO2 atmosphérique qui se dissout alors dans leurs eaux en devenant de l’acide carbonique. Parallèlement à l’accroissement de la production de ce gaz, la quantité de cet acide devient de plus en plus importante, conduisant à une augmentation du pH de l’eau de mer. Les conséquences de cette acidification sur les écosystèmes marins seraient extrêmement lourdes : ralentissement de la croissance des coraux, et surtout, transformation du plancton.
En effet, en milieu acide, le processus de calcification du plancton est imparfaitement réalisé si bien qu’il devient plus petit et malformé. Etant à la base de la chaîne alimentaire, sa dégénérescence pourrait entraînée celle d’un très grand nombre espèces marines.
Comme le CO2, le méthane est également capté par les océans au fond desquels il se dépose sous forme solide : les hydrates de méthane. Lorsque l’eau se réchauffe, ceux-ci se gazéifient et retournent dans l’atmosphère. Ce phénomène, qualifié de
methane burps (rot de méthane), est d’autant plus inquiétant que la quantité actuelle de méthane océanique serait 3000 fois plus importante que celle atmosphérique et que l’effet de serre de ce gaz est vingt fois plus puissant que celui du CO2.
Il entraînerait alors une augmentation soudaine et importante de la température atmosphérique, selon un schéma comparable au
methane burps survenu il y a cinquante millions d’années, soit une élévation de plus 8°C.
Sources:
National Geographic,
Environment Agency,
Goddard Institute
Pangolina
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16/09/2005