
Des chercheurs de l'Université de Nottingham étudient actuellement la possibilité de traiter les allergies sévères en utilisant des vers parasites
Necator americanus. Ces nématodes ont évolué de manière à éviter d'être éliminés par le système immunitaire de leur hôte. Leur présence dans l'organisme semble favoriser la production de lymphocytes T particuliers qui ont un rôle régulateur pour notre système immunitaire. Ces régulateurs limitent les réactions allergiques.
Mais infecter des patients avec des vers parasites n'est évidemment pas sans danger. Les chercheurs ont fait des tests sur eux-mêmes pour déterminer la dose idéale qui permette d'éviter les effets indésirables. En grand nombre, ces parasites peuvent causer des diarrhées, des crampes, de l'anémie et une perte de poids. Les scientifiques ont déterminé qu'une dose de 10 vers était idéale. En cas de nécessité, il est toujours possible d'éliminer les vers à l'aide de médicaments.
Il s'agit a présent de déterminer quels sont les effets à long terme du traitement et au bout de combien de temps il faudra le renouveler. Quoi qu'il en soit, la faculté de régulation du système immunitaire des nématodes parasites semble être très prometteuse pour le traitement des maladies auto-immunes. En mai 2003, nous vous avions déjà parlé des recherches du Pr. Weinstock sur le
traitement de la maladie de Crohn par des oeufs de vers microscopiques.
Sources:
New Scientist,
Santé Publique Canada
ben
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27/09/2005