Une étude britannique a révélé une corrélation étonnante entre l'emploi occupé par une personne et le sexe de ses enfants. Pour l'ensemble de la population, on observe environ 105 naissances de garçons pour 100 naissances de filles. Mais dans certaines professions, il y a une variation importante. Par exemple, on observe un rapport 140/100 chez les ingénieurs, contre 100/135 chez les infirmièr(e)s.
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Il semblerait donc que les parents qui occupent des emplois correspondant à des stéréotypes masculins aient davantage de chances d'avoir des garçons, tandis que l'on observe l'inverse dans les professions plus typiquement féminines.
Cette étude entre dans le cadre de recherches sur l'autisme. Selon la théorie de Simon Baron-Cohen, le cerveau des hommes serait optimisé pour la systématisation, tandis que le cerveau des femmes serait optimisé pour l'empathie. Les hommes seraient donc avantagés pour comprendre les lois sous-jacentes à un système (que ce soient les mathématiques, la physique, ou un simple jeu) tandis que les femmes auraient un avantage pour comprendre les émotions et la pensée des autres. Il peut cependant y avoir des exceptions, des hommes ayant un cerveau plus féminin, ou des femmes ayant un cerveau plus masculin. Le type de cerveau serait hérité des parents.
Baron-Cohen a découvert que les pères et les grands-pères d'enfants autistes sont deux fois plus susceptibles d'être ingénieurs ou scientifiques que la population en général. Il suggère que l'autisme soit en fait une surspécialisation du cerveau masculin, qui serait trop optimisé pour la systématisation et trop peu pour l'empathie. Cela expliquerait les capacités exceptionnelles de certains autistes dans le domaine des mathématiques ou de la mémorisation, ainsi que leurs difficulté à communiquer et le fait que cette maladie touche dix fois plus de garçons que de filles.
Selon la théorie de la répartition des sexes de Trivers et Willard, les organismes peuvent encourager la naissance d'individus d'un sexe particulier en fonction de certains critères. Par exemple, on a observé que le ratio male/femelle de certaines espèces a tendance à augmenter lorsque les mères sont en très bonne condition physique, sans doute parce que le développement des mâles est plus demandant. Les chercheurs pensent que le type de cerveau des parents pourrait être un facteur de sélection. Les parents qui auraient un cerveau plus optimisé pour la systématisation auraient donc plus fréquemment des enfants de sexe masculin.
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Une théorie trés interessante pour la connaissance de l'autisme,mais je parie qu'elle va , encore, soulevée pas mal de polémiques... difficile de s'engager qujourd'hui pour une differentiation homme/femme/
Au fait, je suis un contre-exemple parfait... 2 filles et 2 parents ingénieurs... je suis fort, non ? (ou non spécialisé dans le systématisme comme dirait l'article)
Dans ma boite j'avais plutôt l'impression que c'était l'inverse et surtout je me souviens d'avoir lu une étude qui pointait une corrélation entre durée des études et descendance à majorité féminine en cas de long cursus, mais ce n'est toutefois peut être pas incompatible avec cette étude .
Sujet intéressant.
Dans le dernier paragraphe : "on a observé que le ratio male/femelle de certaines espèces a tendance à augmenter lorsque les mères sont en très bonne condition physique, sans doute parce que le développement des mâles est plus demandant"
Les femmes en bonne condition physique doivent faire plus de garçons car une société prospère a d'avantage besoin de reproducteurs, afin de favoriser la compétition des mâles et produire de meilleurs enfants.
A l'inverse, une société en mauvaise situation a plutôt intérêt à engendrer des femmes, afin de multiplier l'espèce plus rapidement.
Je ne pense pas que ce soit une question de "développement [...] plus demandant" mais de fragilité des gamètes mâles.
En effet, ces derniers meurent plus facilement que les gamètes femelles, notamment en cas de radioactivité ou de rayons X. Après des radiographies du bassin, il est reconnu que les hommes "bombardés" auront plus de chance de créer des filles. Il n'est pas étonnant qu'en Ukraine il y ait beaucoup plus de femmes que d'hommes...
Probablement les gamètes mâles sont fragilisés par de nombreux autres facteurs, tels une mauvaise alimentation, des conditions de vie trop précaires, etc (une étude la dessus serait intéressante), ce qui expliquerait donc que les femmes en bonne santé aient plus de fils que de filles.
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