Madame,
Je n'étais a priori ni pour une thèse (pour moi, je ne savais que ce que l'on m'avait appris) ni pour une autre.
Mais, maintenant, force m'est de constater la réalité scientifique d'un empoisonnement à des fins criminelles. Ce n'est pas moi qui le dit, mais le toxicologue (président de l'Association Internationale des Toxicologues de Médecine Légale) qui a réalisé les analyses.
J'insiste sur la nature de l'arsenic : de l'arsenic minéral (ou As III et V) qui est la forme la plus toxique, donc la mort-aux-rats. Personne, je pense, n'a jamais utilisé de mort-aux-rats à des fins esthétiques. Si cela était, le toxique serait resté à la surface des cheveux, et il eût été "enlevé" lors du bain de décontamination à l'acétone, préalable à toute analyse toxicologique.
D'autre part, je ne sache pas que quiconque se soit jamais "dopé" à la mort-aux-rats. La notion de "complément alimentaire" me paraît difficilement recevable.
Enfin, j'appelle votre attention sur le fait que cette mort-aux-rats se trouve dans la médulla, et ceci n'a qu'une explication et une seule : le poison est passé par le flux sanguin, donc par la voie digestive. Donc, en application cosmétique, cette mort-aux-rats n'aurait jamais atteint le coeur des cheveux, comme c'est le cas pour les cheveux de Napoléon.
Je vous présente mes compliments.