Si je me permet de détourner le sujet de la question pure de la tauromachie en abordant celle de l'élevage (et en digressant franchement sur la faim dans le monde), c'est par ce que je trouve qu'il y a un réel problème dans la façon dont on se comporte au niveau de l'écologie actuellement.
On voit les quelques centaines de taureaux qui meurent en vingt minutes de corrida chaque année, on ne voit pas les années d'élevage respectueux par des amoureux des animaux.
On ne voit pas les autres bêtes, femelles et mâles non séléctionnés, qui disposent des mêmes conditions de vie, on ne voit pas non plus les familles dont la survie économique permet le maintient d'une espèce en voie de disparition...
Comment, seulement avec la tauromachie, pourrions-nous arriver aux mêmes quantités (et répondre à la demande) qu'avec les exploitations bovines massives ?
La seule réponse que je pourrais donner ici, c'est en modifiant la demande et en adoptant une consommation responsable... Mais bon, combien de détracteurs des corridas ont mangé du boeuf plus d'une fois cette semaine?
Revenons à nos taureaux...
Il y a visiblement une sacrée confusion entre le respect et le fait de tuer la bête.
En équitation, un cheval avec une fracture est abattu, par pur respect pour l'animal. En tauromachie, le respect et le culte du taureau est primordial. En tant qu'adversaire, le taureau est reconnu comme un animal d'une grande noblesse qu'il est de bon ton de craindre autant que de respecter.
D'ailleurs, tout le cérémonial, la codification extrême d'une corrida sont pour moi des gages que le l'animal est autant respecté que le torero.
Respect et non-violence ne vont pas toujours de paire, fut un temps ou un chevalier ne frappait pas un non-chevalier parce qu'il était indécent de s'abaisser à taper sur un roturier...