Pour revenir sur la mini polémique avec Bloublou (ce qui ne nous éloigne du sujet qu'en apparence), je reconnais qu'israélite ne désigne pas forcément le croyant.
Cependant, la différence entre Juif et juif n'est rien d'autre que celle qui a cours entre un adjectif et un nom, comme Arabe et arabe.
"juif" sans majuscule = pratiquant de la religion judaïque ? Quelle source ?
"Un tailleur juif" ne prend jamais de majuscule, c'est la règle en français, et ce tailleur peut être pas pratiquant ou pas, là n'est pas la question.
Controverse de terminologie qui noie un peu le débat.
La question soulevée par Bloublou était (bon d'accord, c'était une affirmation, c'est moi qui en ai fait une question

) d'associer la Shoah à la religion. Si cela avait été le cas, les nazis auraient trié les juifs pratiquants des juifs athées (tous les juifs que je connais sont athées), ce qui était absurde et incompatible avec leur "politique". C'est bien le peuple juif et non la religion juive qui était alors visé.
De plus, comme l'a précisé Coltrane, les nazis avaient une définition du juif qui ignorait les données religieuses et prenait uniquement les considérations héréditaires, donc ethniques. Toute question de religion était absente de leur "démarche", et c'est normal car les nazis n'avaient pas de position religieuse ; s'ils en avaient eu une, sans doute aurait-ce été une sorte de paganisme.
C'est d'ailleurs ce qui divise profondément l'antisémitisme nazi et l'antisémitisme historique chrétien.
La religion étant absente de la question de la Shoah, la proposition de Sarkozy quoi qu'on en pense par ailleurs, ne touche pas davantage à la religion. Et ne parlons pas de "loi", nous ne sommes absolument pas dans le contexte législatif mais dans le domaine des programmes de l'éducation nationale.
Programmes imposés par le gouvernement comme dirait Jibun, mais de toute façon, c'est toujours le cas ! Disons que d'autres fois, un changement résulte heureusement d'une concertation pédagogique, non d'un arbitraire...
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