Tiens, bonjour et bienvenue sur la toile!
Or, les artères ne se vident jamais complètement, il y a toujours un certain volume de sang dedans (puisqu'il s'agit d'un équilibre entre la vitesse moyenne de remplissage et la vitesse moyenne de vidange). Si ce volume minimal conduit à une pression de 1 mmHg (un milimètre de mercure, c'est l'unité de mesure de la pression artérielle, c'est qu'il reste VRAIMENT très peu de sang dans les artres... Et à mon avis, il y a du avoir erreur dans la mesure...
Un mort voit son sang se répartir à peu près uniformément dans ses vaisseaux, puisque, comme tu le dis très justement, son cœur est arrêté. Or, dès qu'un tuyau élastique contient un liquide, il est soumis à une certaine pression. En l'occurrence, pour le volume vasculaire moyen et la quantité de sang moyenne elle vaut à peu près 7 millimètres de mercure. Puisque le cœur ne bat plus, a systolique et la diastolique sont les mêmes, d'où mon 7/7.
Une tension de 13/10 (prononcer treize sur dix) est équivalente à une tension de 130/100 mmHg!
C'est lié à un phénomène bien connu qui veut que les toubibs sont de grosses feignasses qui veulent toujours tout abréger
je n'ai volontairement pas mis d'unité de mesure après 13/10 pour bien signifier que c'est un raccourci. Comme tous les raccourcis (y compris celui qui veut que des médecins qui travaillent 70 heures par semaines, nuit et week-end compris soient des feignasses) il est faux, mais comme tous les raccourcis, il présente l'avantage d'être suffisant et plus simple d'emploi.
tu conviendras avec moi que vivre avec 7 [mmHg] n'est pas comparable à vivre avec 70 [mmHg].
Quant à la norme de 120, je précise bien qu'il s'agit d'un idéal et non pas d'une valeur moyenne recueillie dans une population. Le sujet n'est pas de savoir si les gens sont tout pourris, mais bien de donner un indice à partir duquel les risques de maladie cardio-vasculaire commencent à augmenter significativement.
Celà dit, je te suis très reconnaissant de voler au secours des médecins qui ont bien besoin de gens pour modérer les énormités qu'on peut dire à leur sujet. Malheureusement, ici tu tombes à plat puisque toute auto-dérision exige un second degré...
Quant à ma grossièreté, je t'en prie! Laisse-moi au moins ça. La langue française serait si triste si on ne pouvait s'en servir pour exprimer tout ce qu'un juron peut dire!