Profil Censuré
La seule solution est une reforestation massive et globale de la planète afin de diminuer le taux de CO2, un des principaux responsables de l'augmentation de l'effet de serre du fait des activités humaines. Lorsque les arbres sont abattus et ne sont pas replantés, les pluies emportent la couche arable, la terre sous-jacente durcit et forme une croûte sous l'action du soleil: ce qui rend la culture impossible. Hors la culture sur abattis brûlis des forêts se pratique en agriculture tropicale et est la principale méthode à Madagascar par exemple. Seulement, une reforestation massive peut avoir des effets iatrogènes, question d'albédo notamment.
En effet, Victor Brovkin, de l'institut de climatologie de Postdam, a calculé que les changements d'usage des sols européens et nord-américain des mille dernières années ont conduit à un refroidissement net de l'hémisphère nord, malgré le rejet du CO2 occasionné par la déforestation. Dans les très hautes altitudes, l'albédo des surfaces est également prépondérant. Quand la toundra remplace une forêt, la surface réfléchit plus de rayonnement puisque l'albédo augmente de 10% à plus de 50% notamment quand la neige recouvre les surfaces. Au Canada ou en Sibérie, une déforestation massive occasionnerait un refroidissement.
En revanche, dans les zones tropicales où il ne neige pas, l'albédo joue un rôle minoritaire. La présence continue du feuillage et la température élevée entraînent la permanence du cycle hydrologique en forêt. Ce recyclage continu de l'eau maintient une convection forte au dessus des forêts et tempère l'assèchement pluviométrique résultant des fluctuations saisonnières de la zone de convergence intertropicale. Une déforestation dans ces régions affaiblit la capacité de recyclage de l'eau de pluie et rend la saison sèche vraiment très sèche. De plus la dissipation d'énergie par l'évapotranspiration diminuerait et le sol émettrait plus de rayonnement infrarouge, réchauffant les basses couches de l'atmosphère.
La seule solution est donc une reforestation massive des déserts arides corrélée à la préservation des forêts amazoniennes et tropicales: La déforestation de la forêt amazonienne vient de l'augmentation de la démographie, l'urbanisation, la culture sur abattis-brulis, le surpaturage, l'exploitation de l'or, du fer entraînant la disparition des Indiens d'Amazonie qui sont passé de 1.000.000 à 250.000 en 1 siècle. Ils sont chassés par les multinationales qui répendent les maladies et le feu. Si la voie TransAmazonienne voie le jour, 50% de la forêt Amazonienne aura disparue en 2020.
De plus, avec l'arrivée du biocarburant ces dernières sont saccagées au profit de la production en huile de palme notamment. D'une part, les personnes meurent de faim et de l'autre part il y a création des gaz à effet de serre supplémentaire (autant qu'avec le pétrole...) en brûlant de la nourriture!
Enfin, dans l'Himalaya et le Sahel, la recherche du bois et l'eau prend plusieurs heures par jours pour les enfants et les femmes:
Il faut donc reboiser à tout prix, les arbres sélectionnés doivent être des espèces à croissance rapide comme l'acacia et qui jouent un rôle plus important de puit à CO2 comme l'hévéa brasiliensis qui, du fait de sa production en caoutchouc est un très grand consommateur de CO2.
La pluie tombant sur les zones boisées ou simplement végétalisées est retenue en grande partie sur place, elle a le temps de s'enfoncer lentement dans le sol et d'alimenter régulièrement les nappes phréatiques, puis les fleuves. Lorsque les arbres et la végétation disparaissent, l'eau ruisselle plus rapidement, emportant la terre, ne rechargeant plus les nappes phréatiques et provoquant les inondations en avals des fleuves en période de pluie et suivies de longues périodes de faibles débits lors des périodes de sécheresse: Ce phénomène s'étant sur toute la planète.
La destruction de la végétation amène à des sols moins protégés entraînant la dégradation des sols entraînant la réduction du fonctionnement hydrique des sols entraînant une baisse de la productivité des sols entraînant une diminution des ressources foncières par individu entraînant la pauvreté qui amène à l'augmentation de la pression humaine provoquant une gestion non durable des sols (surpâturages, défrichement intensif, abandon des jachères) provoquant à son tour la destruction des végétaux.
L'effet de serre amplifié par les activités de l'Homme, sera aggravé par la disparition de la majorité des grands arbres qui jouent d'une part le rôle majeur dans la fixation de CO2 de l'atmosphère et d'une autre part qui a une fonction importante dans le cycle de l'eau, notamment l'Evapotranspiration. En effet, les déserts, par définition, ont moins de 200 mm de précipitation par an comme dans le plus grand désert aride du monde: le Sahara qui est un désert récent sur les temps géologiques. C'est plus de 50% de sable et de rocher avec comme êtres vivants des insectes, des reptiles, de petits rongeurs qui ont développés depuis la nuit des temps, des stratégies de survie: Par exemple, dans le désert du Namib, l'air chaud et humide venant de l'atlantique amène un brouillard. Le matin, les scarabés grimpent en haut des dunes, se mettent sur la tête, dos à la brise pour récolter la rosée. Le désert du Kalahari a plus de 250 mm de précipitation par an. La différence écologique est impressionante: L'aspect se rapproche de la savane avec de grands mammifères. Cela implique qu'une toute petite différence d'hygrométrie engendre des conséquences significatives sur la biodiversité d'une niche écologique. L'évapotranspiration issue de l'agriculture/pisciculture Gaïa dans les déserts arides implique un changement hygrométrique minime qui aura pour conséquence une augmentation significative de la biodiversité. Le continent Africain est composé principalement de déserts, de savanes et de forêts vierges. La savane est la transition entre les déserts et les forêts vierges: En quelques années, quelques arbres engendrent une forêt dans le cas où la pluie est régulière mais si la pluie n'est pas suffisante, c'est l'herbe qui se développe au détriment des arbres. En prenant ce modèle nous devons, dans la perspective de faire refleurir puis reforester les déserts arides, commencer par stopper l'avancée des déserts en installant l'agriculture/pisciculture Gaïa dans la zone limitrophe savane/désert. En effet, l'évapotranspiration Gaïa va diminuer le marquage climatique entre saison sèche et saison de pluie. Cette diminution de l'amplitude des fluctuations entre les 2 extrèmes a pour conséquence directe un dégagement énergétique supérieur du rapport énergie solaire/diminution de l'endormissement écologique induisant une augmentation significative (fonction exponentielle) de la biodiversité végétale et par la chaîne alimentaire une augmentation de la biodiversité animale qui augmentera à son tour par rétrospection le pouvoir colonisateur du monde végétal grâce au transport externe (transport du pollen sur les poils et plumes) et interne (la fiente permet le transport des graines mais aussi apporte l'engrais de germination) des graines et pollens par les animaux.
Pour voir l'avancée en temps réel du Projet Gaïa et les installations des machines agricoles en France et à l'international, inscrivez-vous à la newsletter!
(Modifié par GS le 01-07-2008 à 10:22)