Le raisonnement de malousocrate est diablement simpliste.
Voyons : où avons-nous vu que l'éducation évitait les dictatures ? C'est quoi le rapport ? A-t-on idée de ce qu'était l'Allemagne sur le plan intellectuel avant l'arrivée de Hitler ? La pointe du monde.
Relisez votre histoire les djeunns, faites sauter une sortie en boîte par mois et plongez-vous dans les bouquins (je plaisante).
D'autre part un système éducatif ne peut pas se contenter d'exister, il a un rôle qualitatif, et on n'endoctrine pas mieux le peuple en ne l'éducant pas, qu'en l'éducant dans le sens du pouvoir. Les états socialistes avaient des systèmes éducatifs supérieurement fichus, mais on ne peut pas dire qu'ils représentaient un exemple d'éducation objective et pluraliste.
Si comme on le soupçonne, le libéralisme veut une population scolaire mieux adaptée au monde industriel, il n'a pas intérêt à l'échec scolaire.
Non, je pense vraiment que l'objectif des baisses de profs est purement économique et à court terme. C'est en cela qu'il est critiquable : ce sont de fausses économies que celles qu'on fait sur l'éducation.
Cependant il faut relativiser : comment juger que des moyens supplémentaires ont une efficacité finale sur les résultats des élèves ? On n'apprend pas mieux en ZEP que dans les collèges "normaux", mais sans les moyens des ZEP, ne serait-ce pas pire ?
Dans un système éducatif qui ne peut sur aucun plan être isolé de la société qui l'entoure, on ne peut réduire le problème - bien réel - du niveau des élèves français, au seul critère du nombre de profs, ou sur celui des programmes comme je l'ai entendu dire à un conseiller délirant du gouvernement.
Les méthodes d'enseignement sont beaucoup plus à mettre en cause que les effectifs, et encore une fois, ça concerne l'école dès la maternelle.
Dans certaines classes de petite et grande section, le temps d'enseignement est estimé à 45 minutes par jour. C'est de la garderie pure et simple. Ces élèves en souffrent pendant toute leur scolarité, sauf pour certains qui sont capables d'apprendre tout seuls.
Alors, si on abandonnait les formules toutes faites et les idées simplettes ?
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