À l’approche de la sortie en salle du film « Le seigneur de la mer », l’auteur de cette production cinématographique se voit dans l’obligation de dénoncer l’effet dévastateur de l’industrialisation de la pêche depuis plus de trente ans et la vente excessive du requin depuis le début des années 90. On dénote une baisse de la population de certaines espèces de requins de près de 50 %.
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La demande en provenance des pays asiatiques pour ce produit conduit à la hausse du prix de vente ce qui incite les pêcheurs à accroître leurs prises afin de profiter des bénéfices qui s’ensuivent. On évalue à 800,000 tonnes le nombre de requins capturés dans le monde chaque année. En tenant compte des requins piégés accidentellement lors de manœuvres visant d’autres espèces, ajoutant à cela les prises illégales, on atteint un nombre supérieur à la première estimation, doublant le chiffre déjà avancé.
Le travail de sélection effectué par les pêcheurs qui prélèvent uniquement les ailerons et rejettent la carcasse à la mer suscite l’indignation de gens qui désirent que cessent ces pratiques illicites. Se pliant aux demandes de certains pays en faisant la requête, les autorités concernées accordent souvent des dérogations. En certaines régions, dont l’Afrique de l’Ouest, les responsables se concertent pour mettre en place des lois assurant la survie des populations de requins.
Le cinéaste ayant participé à la réalisation de ce documentaire affectionne particulièrement les requins. Il effectue en leur présence des plongées afin de capter des images saisissantes de ces seigneurs des mers dans leur milieu naturel.
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