salut
tu dis que l'echec cuisant du surgénérateur ne doit plus se reproduire !!
alors qu'il te suffit de lire la gazette nucléaire
j'ai bossé sur cette centrale,et mon avis et le suivant.
si l'on aurais du continuer avec se type de réacteur,les 10 génération a venir se retrouverais a mendier dans la rue.
cela a était une collossale érreur un gouffre financier et qui le serais devenue encore plus profond si le programe n'avais pas était stopé.
voici un copier collé a lire .
bonne lecture
1. L'expérience montre que les raisons avancées pour construire Superphénix et les prévisions de ses promoteurs étaient et sont encore erronées.
Superphénix contient la plus grande masse de plutonium (plus de 5 tonnes) et la plus grande masse de sodium (5.000 tonnes) jamais rassemblée par l'homme dans une seule installation.
Superphénix était présenté par ses promoteurs comme:
- la «tête de série industrielle» d'une trentaine[1] de surgénérateurs que le CEA et EDF prévoyaient d'implanter en France d'ici l'an 2000 et d'un nombre important à l'exportation;
- une centrale dont l'intéret majeur était d'utiliser du plutonium extrait à l'usine de La Hague des combustibles irradiés des autres centrales nucléaires et de produire un surplus de plutonium[2] (d'où la dénomination mythique);
- une installation stratégique de la filière du plutonium justifiant le retraitement et qui impliquait la construction d'installations spécifiques de retraitement des combustibles nucléaires de Superphénix (programme MAR 600);
- une centrale sûre pour laquelle étaient exclus des accidents «hautement hypothétiques» comme une entrée d'air dans le coeur, une fuite de sodium simultanée des deux cuves du coeur, une perte presque totale des alimentations électriques, des anomalies brutales de réactivité, des incendies de sodium pulvérisé[3], qui pour certains, se sont déjà produits dans les premiers mois de fonctionnement de Superphénix;
- une centrale de production de plutonium intéressant les chefs des armées par la qualité militaire du plutonium qu'il était possible d'en extraire[4].
De nombreux citoyens, scientifiques et organisations syndicales, associatives et politiques ont depuis vingt ans mis en cause ces raisons et ces prévisions erronées[5] avancées par les promoteurs de Superphénix (CEA, EDF, firmes nucléaires).
Les Conseils généraux de l'Isère (en septembre 1976) de la Savoie et de la Drôme, se sont opposés à la fin des années soixante-dix à la construction de Superphénix, sans être écoutés[6].
Des milliers de scientifiques ont alerté le gouvernement sur l'erreur que constituait cette filière au plutonium, source de prolifération, sur les incertitudes quant à la fiabilité de l'installation et la dérive de ses coûts[7], et sur les risques spécifiques de ce type d'installation qui peut être le siège, dans certaines situations accidentelles, d'un emballement de la réaction nucléaire appelée par euphémisme «excursion nucléaire»[8].
De nombreux responsables politiques, syndicaux et associatifs ont signé la pétition pour l'arrêt de la construction de Superphénix[9].
Des dizaines de milliers de manifestants ont protesté sur le site en 1976 et 1977 contre sa construction.
Des propositions réalistes pour des alternatives énergétiques au programme «tout électrique - tout nucléaire» ont été faites dès le milieu des années soixante-dix sans être entendues[10].
2. Le bilan de Superphénix est aujourd'hui globalement négatif, aux plans économique, écologique, et de sûreté.
- Superphénix n'a fonctionné que l'équivalent de six mois (174 JEPP/Jours Equivalent Pleine Puissance) en sept ans.
- Superphénix a consommé environ 1 TWh d'électricité rien que pour le maintien du sodium à l'état liquide et l'alimentation des auxiliaires nucléaires. Il en a produit 4,5.
- Superphénix coûte encore plus cher que prévu et de nombreux travaux sont encore nécessaires pour faire face aux avaries, à leurs conséquences en matière de sûreté et aux nouvelles situations accidentelles qui doivent être prises en compte.
(suite) suite:
- Superphénix ne dispose pas d'une installation de retraitement de ses assemblages combustibles[11] qui devront être stockés dans une piscine (APEC) que la NERSA a dû construire à cet effet sur le site.
- Superphénix, avec le coeur actuel et le second coeur déjà fabriqué, produirait jusqu'au prochain siècle un surplus de plutonium de plusieurs centaines de kilos.
- Superphénix a été le siège de plusieurs avaries graves dont deux étaient classées comme «hautement hypothétiques» et qui n'ont été identifiées qu'après plusieurs semaines[12].
- Superphénix n'est pas une «tête de filière industrielle» ses promoteurs ont abandonné l'idée de construire d'autres surgénérateurs sur le même modèle, l'exportation en est exclue, les Allemands ont abandonné le surgénérateur de Kalkar dont la construction était pourtant achevée, les Italiens ont voté l'arrêt de leur participation au programme surgénérateur, les Anglais arrêtent leur surgénérateur, les Américains ont arrêté leur programme surgénérateur et l'expérience japonaise de Monju fait l'objet d'une forte opposition de la population japonaise, d'une remise en question politique et subit des retards dûs à des erreurs de conception[13].
Les promoteurs de Superphénix après avoir abandonné les termes successifs de «tête de filière industrielle» puis de «prototype industriel» puis de «prototype de recherche»[14] parlent eux-mêmes aujourd'hui de Superphénix comme d'une «expérimentation».
Redémarrer Superphénix conduirait inéluctablement à accroître le passif du bilan de la filière à neutrons rapides.
3. Le redémarrage de Superphénix constituerait une nouvelle fuite en avant... dans l'expérimentation, avec une installation qui n'est pas adaptée à cet usage.
Alors que la raison centrale avancée par les promoteurs pour construire Superphénix était jusqu'en 1989 de pouvoir produire un surplus de plutonium (sur-générateur), c'est l'argument inverse qui est aujourd'hui avancé par ces mêmes promoteurs.
Cet argument de la dernière chance est caricaturé sous le cliché «Superphénix incinérateur».
Il n'est étayé par aucune analyse (économique ou de sûreté) dans le rapport soumis à enquête publique et le rapport Curien ne mentionne aucune référence scientifique à ce sujet mais fait état de beaucoup d'incertitudes.
En réalité pour la durée de vie de Superphénix prévue initialement de 15 ans (j'usqu'en 2001) et même prolongée jusqu'en 2006-2010 (avec tous les dangers inhérents au vieillissement), le cycle du combustible de Superphénix produira plus de plutonium et de déchets qu'il ne pourrait en «consommer» sous forme de sous-génération et de transmutation.
la gazette nucléaire