Après le passage de l’ouragan Dean en août 2007, 100 % des plantations de banane étaient détruites en Martinique et 50 % en Guadeloupe. Pourtant la banane antillaise a fait sa réapparition depuis deux mois sur les étals de l’hexagone et le volume de production pourrait même atteindre 150 000 tonnes en 2008 contre 220 000 tonnes en 2006.
Afficher la suite...
Comment la filière a t-elle pu se restructurer aussi rapidement ? « L’activité des planteurs a été intense (...) de la jachère à la préparation des parcelles, en passant par les méthodes de culture », a rapporté l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN).
Avec une phase d’identification des surfaces récupérables et des parcelles non réexploitables, les planteurs ont reconstruit leurs exploitations en un temps record, avec l’aide de l’Etat qui avait débloqué 25 millions d’euros d’indemnisation.
Sur les parcelles récupérables, les régimes de bananes couchés par l’ouragan ont été coupés et broyés pour incorporer au sol des résidus végétaux, et les jeunes pousses ont été redressées pour pouvoir assurer une première récolte au premier trimestre 2008.
Les parcelles non récupérables ont été détruites en totalité et mises en jachère pour une période de 12 à 18 mois.
En Martinique, sur 6 400 hectares de plantations, la moitié a été arrachée pour tout replanter, et les 3200 hectares de parcelles récupérables restantes ont été coupées.
L’UGPBAN prévoit une production de 200 000 tonnes en 2009 et 280 000 tonnes en 2010. La banane antillaise représente 40 % du marché français (5 % du marché européen) et l’Union Européenne autorise une production de 287 000 tonnes.
L'article « La banane antillaise de retour en France » vous a plu ? Ne manquez pas le prochain : Abonnez-vous à l'actualité de Sur-la-Toile par email ou flux RSS ! Vous pouvez également vous abonner spécifiquement au flux de la rubrique « Economie »
Sauf mention contraire, le contenu du blog et du forum est sous licence Creative Commons By-Sa. Vous avez le droit de le reproduire à condition de citer l'auteur, de faire un lien vers la page d'origine, et de partager vos travaux dérivés selon les mêmes conditions.