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théatre alexandrin

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Le  5 juin à 19:23 #

Bonjour,voilà pour demain j'ai un poéme a faire en alexandrin.
j'ai écrit un poéme amis sans l'alexandrin est ce quelqu' u n pourais bien m'aidre à le transformer en alexandrin svp.

voici mon chef oeuvre :


Parfois j'arrive à oublier que tu as été mienne
Que ma vie a un jour été rattachée à la tienne
J'ai même oublié l'odeur de tes cheveux, et ta peau
Si douce, je l'ai oublié, je trouve, tellement tôt !
Et pourtant ces nuits où je frise le coma mélancolique
Toutes ces joies reviennent comme étant bucoliques
Et me rappellent le trou béant que tu as laissé dans mon cœur
La déchirure glacée de perdre son âme sœur
Je t'ai aimé, à en mourir, à en crever
Dans mes tripes, mon amour, rien n'aurait pu te l'enlever
Je te dédie ces mots, simplement, comme ils viennent
A toi qui, je l'ai cru, serait toujours mienne
Même si dans ma vie je rencontre d'autres femmes
Il n'y a que toi qui puisses, à vie, hanter mon âme
Toi dont le regard s'illuminait quand tu me voyais
Tu me disais qu'avec moi ta vie tu passerais
Tu voulais un bébé, un mélange de nous deux
Le plus beau des anges un cadeau de notre Dieu
Je t'ai aimé avec la force de mourir pour toi
Te sacrifier ma vie n'était pas un problème pour moi
Tu m'as ôté tous les rêves que j‘avais pour nous deux
Je t'ai fait du mal, c'est vrai, et pas qu'un petit peu
Comme j'aimerais retrouver cette flamme dans tes yeux
Toi qui savais, d'un regard guérir mes cicatrices
Toi qui acceptais mes défauts et mes vices
Toujours je t'aimerais, toujours je serais là pour toi
Quoique la vie nous donne tu peux compter sur moi.




Le  5 juin à 20:21 #


Le  5-06-2008 à 19:23, hanu :


Quelquefois j'oublie que tu as été mienne
Que ma vie était rattachée à la tienne
Ta chevelure blonde, ainsi que ta peau
Si douce, Ô oui, je m'en rappelle à peine.
Et pourtant ces nuits où je frise le coma
Mélancolique, tout revient in extremis,
Ô Mélissa ! tu fais toujours parti de moa !
La déchirure glacée de perdre son âme sœur << cela veut rien dire
Je t'ai aimé, à en mourir, à en crever << OK
Et mon amour, rien n'aurait pu te l'enlever
Je te dédie ces mots, simplement, comme ils viennent
A toi qui, je l'ai cru, serait toujours mienne
Même si dans ma vie je rencontre d'autres femmes
Il n'y a que toi qui puisses, à vie, hanter mon âme
Toi dont le regard s'illuminait quand tu me voyais
Tu me disais qu'avec moi ta vie tu passerais
Tu voulais un bébé, un mélange de nous deux
Le plus beau des anges un cadeau de notre Dieu
Je t'ai aimé avec la force de mourir pour toi
Te sacrifier ma vie n'était pas un problème pour moi
Tu m'as ôté tous les rêves que j‘avais pour nous deux
Je t'ai fait du mal, c'est vrai, et pas qu'un petit peu
Comme j'aimerais retrouver cette flamme dans tes yeux
Toi qui savais, d'un regard guérir mes cicatrices
Toi qui acceptais mes défauts et mes vices
Toujours je t'aimerais, toujours je serais là pour toi
Quoique la vie nous donne tu peux compter sur moi.







J'ai commencé à changer les premiers vers pour le remettre en Alexandrin.
Je n'ai pas tenu compte des rimes.
Fais gaffe aux répétitions ("oublier")

Le  5 juin à 23:23 #

"J'ai commencé à changer les premiers vers pour le remettre en Alexandrin"

Je rappelle qu'un alexandrin est un vers de douze pieds avec une césure au sixième.
Aucun des vers que tu as changé n'est un alexandrin, ils ont tous onze ou même dix pieds.
L

Le  6 juin à 11:47 #

C'est avec la passion d'une fièvre maligne
— Et je crois, cher ami, ne pas quitter ma ligne —
Que j’aborde ces vers envoyés par vos soins
Critiquables hélas ! en de trop nombreux points.

Votre missive espère une occasion future
De mettre à la question ce type de facture.
Puisque vous l’espériez, à mon tour je le veux.
Que ce mot spontané vienne exaucer vos vœux !

On sait qu’un enfant sourd ou peut-être un fol nègre
Nous forgea ce bijou d’apparence si maigre,
Pourfendeur de spondées, d’ïambes et de trochées,
Et qui fit reculer les mètres amochés.

Ce bijou, paraît-il, sonne faux sous la lime.
Mais qui dira le creux et les torts de la rime ?
La métrique remise aux rayons d’un bazar
Laissa sa concurrente émerger du Hasard.

La règle à établir fut la première cible
Mais les lois hésitaient, la rime irréversible,
Heureuse d’être née et d’imposer des freins,
Peaufina le carcan de ses alexandrins.

Il fallut que le flux du verbe en sa richesse
S’apaise au beau milieu par un peu de souplesse.
La césure essoufflée fit son apparition
Offrant à l’hémistiche une respiration.

Il parut nécessaire alors qu'on examine
Le joint du féminin avec la masculine.
La parité fut seule injonction de rigueur,
L’alternance réglée n’eut pas contradicteur.

L'hiatus fut interdit par la loi collégiale :
La voyelle finale exclut une initiale
À l'exception du seul e muet paravent
Qui s'élide souvent avec le mot suivant.

Que dire alors de Rimb qui dans son titre espiègle
Avec son « bateau ivre » éradique la règle ?
Ou du pendu maudit aux yeux par pies cavés
S'adressant aux « humains qui après nous vivez » ?

Provoque ou maladresse ? Erreur ? Bévue ? Que sont-ce ?
Il serait fastidieux d’ébaucher la réponse
Mais un postulat naît dicté par le censeur :
L'e muet est toujours correct prédécesseur.

D’aucuns ont par la suite envenimé la chose
En s'automatisant de poésies en prose
Et ce surréalisme où l’esprit s’évada
Fut un point de départ du mouvement DADA.

Je sais bien qu'en tout Art se créent des tolérances
Et que de siècle en siècle on ajoute aux licences
Mais il faut remarquer que la liberté naît
Par le respect des lois du fait qu'on les connaît.

Préférons toutefois l’oreille à la grammaire
Et n’accordons jamais de pied surnuméraire,
Notamment l’e muet dans une extrémité
N'allonge pas toujours le vers d'une unité

Puisque s'il est placé devant une voyelle
L’élision recherchée ne sera que formelle
À tel point qu'un pluriel n'additionnerait rien,
Ce que nous montre assez le parlé quotidien.

Car s'il est vrai que l'œil pense plus qu'il n'écoute,
C'est l'ouïe qui doit trancher quand persévère un doute
Et se croire aujourd'hui contraint après Thésée
Relève évidemment de la billevesée.

Le Naturel se rit de la mauvaise ascèse
Et seul le chant dira diérèse ou synérèse.
Muet se scinde en deux, hiatus également,
En fût-il autrement en un autre moment.

La rime, pour pouvoir apaiser nos fringales,
Doit présenter au moins deux entités égales
Voyelle incorporée, c'est là le moindre accueil
Et rares sont les cas en dessous de ce seuil.

Mais notons que bien sûr les sonorités longues
Se multiplient par deux : c’est le cas des diphtongues
Que nous pouvons toujours élire en fin de vers
Du fait de leur structure en éléments divers.

Parmi les raretés, citons la richissime
Maximalisation de l'étrange holorime :
« Et ma blême araignée, ogre illogique et las,
Aimable, aime à régner, au gris logis qu’elle a. »

Parfois le calembour gaulois se dissimule :
« Et le désir s'accroît quand l'effet se recule. »
L'imperturbable acteur devra délier les sons
De manière à ne pas éveiller de soupçons.


Loin de moi cette idée de vouloir qu’on s’endorme
Sur ce qui n’est jamais qu'un effort sur la forme.
Mais elle est essentielle et donc pour le moment
Je voudrais revenir à votre document.

Sans vouloir par ce biais dévier notre saint axe,
J'ai trop souvent noté des erreurs de syntaxe
Et sans répertorier ce que la France sait
Je ne pus ignorer les fautes de français.

Ce laxisme bafoue la langue en son principe
Allant jusqu'à violer l'accord du participe.
Je fus aussi frappé par ce fait singulier
De voir quelque pluriel rimer au singulier

Et je me suis trouvé simplement mal à l’aise
Quand au bout de mes doigts six et six firent treize.
Certes, vous l'aviez dit et je l'eusse déduit
Qu'on restreint la diction aux façons d'aujourd'hui

Et je me souviens bien qu'éclairant ma lanterne
Vous posiez le bémol d'un prononcé moderne.
Mais même en accordant toute la nouveauté,
Je ne vois pas qu'on doive à ce point en ôter.

Le style doit bannir ces yeux qu'on écarquille
À l'énoncé d'un mot qui n'est qu'une béquille.
Car si prothèse encor vaut mieux que triste dent,
On fait du remplissage un abus évident.

Je le dis derechef, c’est tremper dans la bouse
Que par une cheville aller de dix à douze.
« Où fuyez-vous, Madame? », ici, c'est différent
Puisqu'on ordonne au tiers de vivre un différend.

L'essence de la rime est d'être verticale.
On peut donc l'enrichir d'une idée diagonale
Et dévié par ce jeu, l’auditeur étonné
Ne peut pas voir plus loin que le bout de son nez.

« Je me les sers moi-même avec assez de verve
Et je ne permets pas qu'un autre me les serve. »
L'artifice est criard puisqu'un verbe tardif
Et connexe au premier s'impose au subjonctif.

Mais ces liens transversaux sont d'importance infime
Au regard des deux mots qui font naître la rime.
L'idéal absolu serait que ces amants
Soient toujours divergents grammaticalement.


« Son nom, je me souviens qu'il est doux est sonore. »
Le poète oublieux se souvient qu'il ignore
Et ce faisant marie dans son rêve instinctif
Deux mots très différents, le verbe et l'adjectif.

C'est un des points majeurs, c'est là que le bât blesse,
C'est là que l'imposteur nous montre sa faiblesse
Car ce savant calcul qui donne son meilleur
Demeure inaccessible au petit rimailleur.

La quantité des sons ne souffre pas de perte.
La voyelle fermée diffère de l'ouverte.
Un tel couple à la rime est d'un grave inexpert
Puisque la prosodie ainsi faussée se perd.

Ce ne sont certes là que rappels d'esthétique.
Mon but n'est pas d'ourdir tout un Art Poétique
Mais de réaffirmer que le style est un Tout
Et qu'un bon équilibre est le meilleur atout.

Le poète au début part d’une prime friche
Sans égard pour l'instant envers la rime riche
Mais elle doit tomber ni trop tard ni trop tôt :
Sans l’attendre on sait bien qu’elle est là de facto.

Tout doit être élégant, limpide et homogène
Sans heurt d'aucune sorte et sans la moindre gêne
Ni dans l'ordre des mots ni dans celui des faits
Ni dans l'économie globale des effets.

Les grands noms ont parfois trituré la logique
Et ont nui par là même à l'ambiance tragique.
Ruy Blas interrogé sur son habillement :
« Non, je suis déguisé quand je suis autrement. »

Mais comment apprécier sa parole navrée
Puisqu'il vient à l'instant d'endosser la livrée ?
La phrase laisse entendre un premier pas lointain
Quand il n'a cet habit que depuis le matin.

« Prends un siège, Cinna », la boulette est énorme.
Voilà que le héros sort soudain de sa norme
Alors que son derrière auréolé de Ciel
N'était jusqu'à présent qu'un cul immatériel.

On pourrait dégoiser tant et plus sur ces choses.
J'interromps brusquement cette leçon de gloses.
Dionysos survolté tire à hue et à dia
Mais Apollon régule : INCIPIAT TRAGŒDIA.
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