Hello,
On revient sur l'antique débat de la différence entre les sexes. Et comme d'habitude, on voit pas mal de calembredaines.
Les hommes et les femmes différent d'un point de vue génétique (une paire de gonosome diffère), et d'un point de vue autrement plus prédictif : le social.
Croire que la "société" (j'entends la culture, donc les normes et tout le fatras qui va avec) n'influence pas les performances, c'est ignoré tous les travaux en psychologie (sociale, cognitive et différentielle) depuis 30 ans au moins : en gros, c'est un témoignage d'ignorance (ce qui n'est pas grave, étant donné qu'on ne peut pas tout savoir) mais qui peut avoir des conséquences néfastes.
Les présupposés et a priori vus plus haut me font un peu peur !
Mais bon, je ne suis pas là pour ça.
Juste pour dire que tout notre système de valeur, très ancré, tend à créer ces différences entre hommes et femmes.
Par exemple, concernant les émotions.
Une expérience mettait en scène un enfant de quelques mois, pour la moitié des participants on disait que c'était une fille, pour l'autre moitié, on disait que c'était un garçon. On montrait une peluche à l'enfant qui se mettait alors à pleurer ; et les participants devaient dire pourquoi cet enfant pleurait.
Lorsque le bébé était présenté comme étant une fille, les gens disaient :"elle a eu peur la pauvre.", quand il avait été présenté comme un garçon les gens disaient : "il voulait la peluche mais ne pouvait pas l'attraper, cela l'a énervé".
Les filles et les garçons sont élevés par les parents qui véhiculent allègrement ces tendances de différence. Cela se ressent jusque dans les résultats scolaires !
Une expérience a montré que devant une tâche présentée comme typiquement mieux réussi par les hommes (exemple, géométrie), les filles réussissaient moins bien. Mais lorsqu'on présente cette même tâche comme étant un exercice de dessin utilisant la créativité, alors là les filles performaient mieux que les garçons...
Des expé comme ça, il y en a des centaines.
De quoi remettre en question largement l'idée de la différence totale génétique, et ce qui donne de l'eau au moulin du situationnel.
La mixité pourrait en effet perpétuer cette différence. En revanche l'école non mixte n'assure pas son rôle de socialisation, de préparation à la vie réelle.
Chacune de ces solutions a des avantages et des inconvénients ; de plus ils sont difficilement mesurables et comparables ce qui rend tout débat ici un peu superflu car on ne sait pas de quoi on parle à part de nos croyances (certaines erronées, d'autres justes, mais lesquelles...).
C'est un débat d'opinions ancrées, non plus d'idées à échanger.
Last msg for me,
Nox