Voili voilou, je mets la suite du chapitre un.
Peut être que là,j'ai décris le caractère du personnage un chouya trop vite, enfin vous verrez bien ceux/celles qui lisent
De la même planête.
Mathias avait quatorze ans aujourd'hui. Mais le jour était le même. Il se levait toujours à la même heure tardive de ce début d'hiver, et sans que jamais la terre ne s'arrête de tourner, il regardait les gens faire encore les mêmes mouvements, traverser la rue à la même allure, répéter sans cesse les mêmes tâches. Depuis longtemps il avait changé. Depuis longtemps il avait compris qu'on ne pouvait rêver d'une vie mouvementée sans prendre parfois quelque risque.
Cela avait commencé à l'âge de onze ans, lorsque prit d'une passion soudaine, il avait commencé à programmer. Oui, simplement sur son ordinateur. Il s'était aperçu qu'en tapant simplement quelque mot sur le plus insignifiant logiciel de traitement de texte, que ses phrases pouvaient se changer en ordre, en choix, en image, puis en site. Il avait débuté de cette manière. En continuant, il s'aperçut de la multitude de langages informatiques qui s'offraient à lui, de leur diversités, mais aussi de leur points communs qui lui permirent de réussir à apprendre presque un langage entier en moins d'une journée. Tout n'était que variables, condition, et décision. Oui, le monde n'était désormais pour lui constitué que d'un enchainement de zéro et de un sans aucune signification pour l'être humain. Mais ce monde était contrôlable lui aussi, il l'apprit que peu après, en remarquant que s'il pouvait faire certaine chose sur son propre ordinateur, peut être pouvait-il aussi le faire sur
Ses doigts effleurèrent les touches fluorescentes de son clavier d'ordinateur. Bien que son réveil indiquait déjà deux heures du matin, il repoussa l'heure à laquelle il partira se coucher. Pas de programmation ni de jeux pour ce soir. Non, il attendait patiemment qu'elle se connecte sur le plus grand réseau mondiale de discussion, appelé msn. Son cœur battait. Pourquoi ne venait-elle pas ? Qu'est-ce qui l'empêchait de pousser les portes du World Wide Web ?
Subitement, la chambre dans laquelle il se trouvait s'assombrit, ayant perdu la seule source de lumière qu'offrait l'écran lcd du jeune homme. Il fallut quelque seconde pour que ses yeux s'habitue à l'obscurité. Il se dirigea discrètement vers l'interrupteur de sa lampe, et constata qu'il n'y avait plus d'électricité. En soupirant, les paupières lourdes, il se dirigea alors vers ce lit qui le rebutait tant. Allongé en son creux, il pensa, et se demanda ce qu'elle allait penser si elle voyait son absence, et aussi la raison qui faisait qu'elle n'avait pu venir plus tôt. Peut être avait elle eu aussi à subir le manque de courant. Si tel était le cas, ne l'en aurait-elle pas avertit par un simple message texte sur son téléphone ? Il regarda l'appareil posé à côté de son lit, qui envoyait à intervalle régulier une faible lumière verte significatif de sa connexion au réseau mobile. Rien, aucune nouvelle. Peut être était-ce dû alors à ses parents, qui lui aurait interdit l'accès à tout moyen de communication, visant bien sûr à sa réintégration avec le monde social, univers tellement différent de celui dans lequel elle vivait. Elle le lui avait dit. Elle ne parlait plus, ne sortait plus que pour aller en cours, et parfois même n'y allait plus. Les repas qu'elle prenait était maigre et ne représentaient que le stricte nécessaire, si ce n'était moins. Elle était fatiguée du monde qui l'entourait, et rêvait de pouvoir un jour le contrôler, et à sa façon, le rendre meilleur. Ses gens, qui la persécute, ces personnalités se croyant au dessus du monde, qui la blesse, et l'ont contraint à son enfermement psychologique serait les premiers à ne plus être. Bien sûr ne les haïssait-elle pas au point de vouloir les tuer. Elle souhait simplement qu'ils n'eurent jamais existé, ou bien les rendre différent, les reprogrammer et corriger les bugs de ses êtres inexplicablement blessant.
Il attendit, en pensant doucereusement à cette jeune fille aux longs cheveux noirs, il patienta, se demanda quand trouverait-t-il le sommeil.
Dehors, la nuit était fraiche, mais pas un seul nuage ne barrait l'accès aux étoiles nombreuses en ce soir de décembre. Le vent fit légèrement trembler ses volets clos, laissant entrer un léger courant d'air, tandis que lentement ses sens se mettaient en veille.
L'écran de son téléphone encore allumé s'éclaira. Un nom apparu, pour ensuite repartir, ne laissant comme image que l'arrière plan de l'appareil, représentant un personnage armé. Il avait un appel manqué.
Il s'éveilla avec difficulté ce matin. Il avait déjà dix minutes de retard. Il se dégagea alors de ses couvertures, se toiletta et partie dans la chambre de sa grand mère chez qui il vivait depuis déjà quatre ans. Les volets étaient toujours fermés, comme il les avait positionné la veille au soir, et la personne agé était blottit dans ses draps comme un nouveau née, et semblait dormir d'un état presque comateux. Il déposa un baiser sur son front, et ferma discrétement la porte, lui arranchant tout de même un maigre gémissement. Il respira à pleins poumons en avalant un sanglot. Puis il remonta dans sa chambre et prit son téléphone. Il n'avait plus de batterie. Alors il le brancha, et partie pour le collège.
Il faisait froid et la route semblait couverte d'une fine couche de glace laissant se reflêter la lumière jaunâtre des lampadaires. Il sorti son vélo de l'entré de la maison, l'enfourcha, et parti à vive allure vers le monde scolaire. Le paysage sinistre de la ville obscur de dessinait rapidement pour ensuite disparaître après chaque tournant, le monde semblait marcher et se diriger vers un même point fixe que pourtant leurs yeux trop faibles ne pouvaient distinguer. Lui savait se qu'il faisait. Lui se comprenait. Il allait en cours. Il partait rejoindre le réel, à califourchon sur un vtt grinçant. Il traversa les rues sombres, alla en travers des intersections glissante, dérapa légèrement après chaque birfucation, pour arriver finalement en face de la grille de son établissement, devant laquelle il descendi de son vélo. Il s'appliqua alors à le faire avancer jusqu'au hangar où il l'attacha soigneusement afin qu'on ne puisse le lui voler. Il en sorti alors, et là, il reçu un cailloux sur le front. Il ne le senti à peine. Cependant, son regard se retourna vers le lieu d'emission du projectiles, et lança un regard haineux aux deux garçons qui le regardaint en ricanan. Ne voyaient-ils pas qu'il pleurait ? Ne comprenaient-ils pas qu'il en avait assez ? "Un jour, se dit-il, je les tuerais". Et ce sentiment en tête, il replaça lourdement son sac sur ses épaules, et se dirigea vers sa salle de cours.
Il s'installa à sa table, et commença à regarder d'un air absent le cours de mathématiques qui se déroulaient devant ses yeux. Il pensait encore à Johanna. Cette fille, qu'il aurait dû contacter la veille mais qui ne s'était pas présentée au rendez vous fixé. Ca tête était lourde, ses oreilles bourdonnaient et il peinait à garder les yeux ouverts. Qu'avait-il pu arriver à celle que secrètement il aimait ?
L'heure continua à passer, ainsi, sans qu'il ne fut capable de prendre en note le moindre mot. Lorsque la sonnerie se fit entendre, le professeur lui demanda de rester. Il attendit que tous les élèves furent sortis pour lui demander
"Y a-t-il quelque chose qui te préoccupe ?"
Il semblait réellement inquiêt, et son visage trahissait l'impatience qu'il avait eus à ne pas pouvoir lui poser cette question durant l'heure entière.
"Non, non, ça va, répondit Mathias"
Le jeune professeur soupira.
"Tu comprends, je reste un peu sur mes gardes depuis ce qu'il s'est passé hier. Tu connais le petit Ethan ?"
Bien sur qu'il le connaissait, tout du moins de vue. En plus de l'histoire de la veille, il avait pu le remarquer de nombreuse fois par son caractère marginale, lorsqu'il le croisait en pleine lecture assis dans un couloir isolé, ou en longues songeries adossé à un mur.
Le professeur lui permit alors de prendre congé.
Il se dirigea vers la porte de salle de cours en se demandant pour quelle raison l'homme avait pu lui demander s'il connaissait le jeune adolescent. Se ressemblaient-ils ? Il se jura alors de lui parler lorsque l'occasion se présenterais.
Les cours continuèrent, comme une matinée entièrement normale. Vint alors l'heure de rentrer chez lui. Lorsqu'il arriva devant la porte, il fut tout d'abord étonné de constater qu'il n'entendait pas le son de la télévision que sa grand mère mettait d'ordinaire trop forte. Il poussa la porte, et entra sans l'appeler, sachant pertinamant qu'elle ne lui répondrait pas. Il jeta un coup d'oeil dans le salon, pour constater avec inquiètude qu'elle n'y était pas. Alors il gravit les escaliers et poussa la porte de sa chambre. Elle était là, allongée, dans la même position qu'avant son départ. Il enleva ses couvertures, et toucha son visage. Il était froid. Son corps commença à battre la chamade et il constata que celui de la personne agée ne battait plus. Il s'allongea alors à ses cotés, et la prit dans ses bras, en pleurant doucement. Il savait. Il savait que cela arriverait un jour ou l'autre. Mais pas si tôt. Son état n'avait pas bougé depuis si longtemps, et le médecin avait certifié qu'elle n'avait pas besoin d'être hospitalisée. Comment cela avait-il pu arriver si vite ? Il ferma les yeux, souffla, et se leva. Il se dirigea vers le téléphone, et annonca au médecin traitant qu'il venait de perdre sa grand mère. Il lui dit alors de rester où il était, qu'il allait s'occuper de tout. Il avait l'air géné, un peu hébété. Dix minutes plus tard, il fut présent, ainsi que deux ambulanciers. Il portèrent le corps sans vie de la personne agée, et le glissèrent dans un long sac sombre. Mathias regardait avec tristesse la personne sur laquelle il a tant veillé partir vers un monde où il ne pourrait la rejoindre. Il venait de perdre le dernier membre de sa famille.
A cette pensé, ses jambes fléchirent, et il sombra en larme, à genoux sur le carrelage froid du corridor. Il posa ses mains sur ses yeux, comme pour retenir ses larmes qui jaillissaient sans aucun contrôle. Les trois hommes le regardaient. Pourquoi fallait-il qu'il pleure ? Le médecin s'approcha de lui et tenta de glisser sa main autour de son coup. Il le rejeta d'un geste violent, et parti en courant de la maison désormais maudite. Il courra à travers les rues, continua sur les ponts, les trottoires, les pavés. Et pendant ce temps là, la ville de châlons, elle, continuait sa paisible vie. Les gens allaient et venaient, toujours à la même allure, d'un pas si certain. Ils avançaient, tous, vers un même point, un même objectif. Sans courir, sans ralentir, respirant toujours le même air, aspirant toujours au même désir. Alors que lui désorienté, courrait, les larmes dans les yeux, sans connaitre le lieu où il se rendait, sans savoir pourquoi, ni même chercher à comprendre. Il partait, il s'égarait, dans ce monde trop réel, trop égoiste, qui ne semblait remarquer son profond désarroi.