Le 26-06-2008 à 10:49, tarzoum95 :
C'est justement en s'inspirant de la perspective que Desargues a conçu la géométrie projective dont je parlais plus haut.
bon , ça , pour moi ce n'est qu'un effet de perspective, très employé dans l'architecture donc une illusion je pense que ce sont des lois géométriques mais pas mathématiques
j'ai encore tout faux ?
Comme le dit Kweeky, la géométrie est une branche des maths. Je comprends ce que cette histoire de droites parallèles peut avoir de déstabilisant. Ce qu'il faut accepter, c'est l'existence de plusieurs géométries possibles. On a l'habitude de penser que la géométrie, c'est la description de l'espace qui nous entoure. C'est d'ailleurs ce qu'ont cru les mathématiciens pendant des siècles. Ce n'est qu'à partir du dix-neuvième siècle qu'ils se sont rendu compte que d'autres géométries tout à fait cohérentes étaient possibles et qu'au début du vingtième siècle qu'Einstein a montré que certaines d'entre elles pouvaient donner une description plus juste de notre monde physique, même si cela va un peu à l'encontre de notre intuition.
Le 26-06-2008 à 11:47, tarzoum95 :
www.sur-la-toile.com/discussion-111770-1-Demontrer-que-deux-droites-sont-paralleles.html
mis a part le dessin...on peut démontrer que c'est vrai, mais aussi que c'est faux ?
dans un exercice comme celui-ci, on travaille implicitement en géométrie "ordinaire", c'est à dire euclidienne, et dans ce cas, les droites sont parallèles et on ne peut pas démontrer le contraire.
Maintenant, si on se place dans une autre géométrie, il est tout à fait possible que les droites ne le soient plus. Il n'y a pas de contradiction, parce qu'on ne travaille pas dans le même espace. Pour prendre une analogie, c'est comparable aux règles sportives: en football le joueur de champs ne peut toucher le ballon à la main, alors qu'en hand, c'est au pied qu'il n'a pas le droit de le faire. Il n'y a pas d'illogisme dans le fait que ces deux règles se contredisent puisqu'elles s'appliquent à des domaines différents. C'est pareil pour la géométrie: dans le cas euclidien ordinaire, la somme des angles d'un triangle quelconque fait 180°, alors que, pour d'autres géométries, cette somme peut être toujours supérieure ou toujours inférieure à 180°.