Salut les turlupinés de la tchatche
De manière étrange, Aegidius, je comprends votre phrase concernant la croyance et son rapprochement de la pathologie.
En revanche, je ne suis pas tout à fait d'accord.
En fait, toute croyance peut être compris dans un système plus vaste visant à adapter l'individu à son environnement, par le truchement de l'éducation mais pas seulement.
Si croire en une entité qui, si on l'analyse par les critères et les valeurs de maintenant en occident, ne détient aucun fondement valable reflète une pathologie, alors il y a un souci bien plus énorme : nous sommes tous fous...
Et étant donné que c'est la majorité qui déclare la normalité, alors nous sommes tous normaux (ouf !).
Pourquoi ?
Hé bien Aegidius et les autres, vous habillez-vous (même l'été sous plus de 30°C) ?
Vous portez des pantoufles chez vous pour vous protéger les pieds du froid pour ne pas attraper un rhume ?
Pensez-vous être à l'abri de tous les biais (j'en connais un certain nombre, et on tombe tous dedans, dans au moins un, à un moment... Même moi, qui devrait pourtant être clairvoyant dessus...) ?
Pourtant, pourquoi s'habiller alors que notre corps en souffrance tente de nous rafraichir en activant les glandes sudoripares ?
Objectivement on est en train de ruiner sa santé pour suivre une norme culturelle surapprise ! C'est parfaitement irrationnel et débile ! ... Sauf si ce comportement permet à l'organisme de s'adapter (ici au groupe par le biais des normes).
Pourquoi penser que le froid cause la maladie : les maladies sont portées par des micro-organismes identifiés (virus, bactéries, Francis Lalanne...) et non par une température ! Mais nous réitérons ce comportement observé sans chercher à la vérifier et sans accorder d'importance à notre ignorance...
L'humain est une sac de biais, ces derniers s'expriment de manière différente chez chacun, mais personne n'en est exempt.
Tout le monde entretien des croyances, dont certaines plus
impliquantes que d'autres (penser que la peine de mort est dissuasive augmente la probabilité de voter un parti extrémiste aux prochaines élections par exemple) et certaines plus
visibles (penser qu'un chapeau en aluminium protège des mauvaises ondes ET par exemple). Les première agissent sur la profondeur de croyance et le comportement, les secondes agissent aussi sur les feedbacks qu'on reçoit de nos pairs...
Pas de chance : les religions sont un
corpus de croyances qui amène à des comportements impliquants ET visibles !
La différence avec la pathologie, c'est donc que les religieux, comme les agnostiques et les athées, ont des croyances basées sur des préjugés ou stéréotypes ou conditionnement ou ignorance
mais qui ont une onction d'adaptation : elles permettent de structurer le monde et de répondre à l'inconnu.
Les croyances ne peuvent pas être une pathologie en raison de leur fonction nécessaire à une adaptation minimum, non ?