La proposition infinitive est annoncée par des verbes du type penser, croire, dire, raconter etc. Sa caractéristique est que son sujet est à l’accusatif et son verbe à l’infinitif.
Par exemple, dans la première phrase, on lit le verbe arbitrabantur, c’est le verbe déponent arbitror qui signifie penser. On appelle ainsi ces verbes car normalement la sonorité or est passive, à partir de amo, j’aime, on a amor, je suis aimé, ou lego, je lis, legor, je suis lu. Mais là, arbitror a un sens actif et signifie je pense, de même loquor, je parle, imaginor, j’imagine, vagor, j’erre.
Galli -> les Gaulois
arbitrabantur -> pensaient que
se -> ils, sujet à l’accusatif de la proposition infinitive, se renvoie à Galli
habere -> avaient (verbe à l’infinitif de la proposition infinitive)
magnam vim -> une grande force
À partir de Galli magnam vim habebant, les Gaulois avaient une grande force, on a Galli arbitrabantur se magnam vim habere, les Gaulois pensaient avoir une grande force, mercurii cultu -> grâce au culte de Mercure (je crois que ce serait Mercurii au génitif), complément circonstanciel à l’ablatif.
De même Galli putabant Apollinem morbos depellere, les Gaulois pensaient qu’Apollon chassait les maladies, Apollinem sujet à l’accusatif, putabant verbe qui introduit la proposition infinitive, depellere verbe à l’infinitif de la proposition infinitive.
Il faut se souvenir que le sujet à l’accusatif est toujours exprimé. En français, la proposition infinitive existe à condition que le sujet soit le même que celui de la subordonnée par exemple je pense venir qui signifie je pense que je viendrai, puto me venturum (esse) (le verbe être est facultatif), en latin le sujet doit être exprimé, ici me à l’accusatif.
À bientôt
Gilles