Re
Il faut être prudent avec les affirmations. Ce que je voulais montrer avec ma petite analyse, c'est le fait que pour qu'il y ait de la vie
de type terrestre (i.e. la seule sur laquelle on puisse travailler, car le propre des choses inconnues, c'est qu'on ne sait rien d'elles), la présence d'eau est une
condition nécessaire mais pas une
condition suffisante. En d'autres termes, l'absence totale d'eau sur un corps céleste y interdit la présence de la vie, mais la présence d'eau ne dit pas que la vie y est (y a été / y sera) présente. Il faut vérifier plein d'autres conditions. La première étant déjà que l'eau soit présente à l'état liquide, ce qui ne semble pas être le cas sur notre satellite.
Ensuite il faut que la vie, une fois qu'elle a pu se former, ne soit pas détruite par les radiations en provenance de l'espace. Donc soit la présence d'une atmosphère, soit un enfouissement en profondeur, à condition que cet enfouissement soit compatible avec la première condition (existence d'eau liquide) ainsi qu'avec les conditions de températures (pas trop haute, pas trop basse).
Il y a peut-être eu de la vie, et il y en a peut-être encore sur certains corps célestes du système solaire. Peut-être dans le sous-sol martien, ou sur certains satellites de Jupiter ou de Saturne. Si on prend par exemple
Europe, le satellite est recouvert d'un immense océan gelé ayant une profondeur très importante (plusieurs dizaines de kilomètres). Selon certains, l'eau pourrait être liquide en profondeur (voir l'article de wiki). Plusieurs kilomètres de glace serait un bon écran contre les radiations. Donc, effectivement la vie pourrait y être apparue, et pourrait y exister encore. Mais rien n'est moins sûr...
Je préfère être très prudent, afin de ne pas être déçu. Rien ne me ferait plus plaisir que la découverte de phénomènes biologiques ailleurs dans notre système solaire, car ça serait très positif quant à ce qui peut se passer beaucoup plus loin...
@+