Le centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits a rendu public des documents concernant les deux premières campagnes d'essais de 1966 et 1967 en Polynésie française. Il s'agit de rapports directement émis par les services chargés des essais. La lecture de ces documents nous apprend que dés le début les autorités connaissaient les retombées radioactives et les conséquences possibles sur les populations.
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Le cas de l'archipel des Gambier est symptomatique. Placée à 500 km des tirs de 1966, elle est notée dans les pré-études des essais comme future victime des retombées. Aucune mesure d'évacuation n'a été prise, 1h20 de radiations ont été constatées et sur une des îles la contamination a été 142 fois plus élevée que dans la zone interdite de Tchernobyl.
Archipel des Gambiers à 500km de Mururora. Carte: ObsArm.org
Il semblerait que le déplacement des populations n'a pas été envisagé pour des motifs dits "politiques et psychologiques" (sic!).
Au début de l'année, des chercheurs indépendants avaient constaté que les anomalies chromosomiques sont trois fois plus élevés chez les cancéreux de la thyroïde en Polynésie qu'en Europe... Un lien de cause à effet ?
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